Rapports

Illettrisme : les chiffres

L’Agence nationale de lutte contre l’illettrisme (ANLCI) publie les résultats d’une étude qui montre que 74% des illettrés sont issus de foyers où l’on ne parle que français, contrairement à l’idée reçue liant illettrisme et immigration.
" La lutte contre l’illettrisme ne doit pas être confondue avec la politique linguistique en faveur des migrants ", souligne l’ANLCI. La directrice de l’agence a confié que les résultats de l’enquête sont " autant d’informations précises qui nous permettront d’éviter désormais la confusion entre illettrisme et problèmes de jeunes des quartiers sensibles, illettrisme et inactivité, illettrisme et immigration ".
La majorité des 3,1 millions d’illettrés ont plus de 45 ans, ont un emploi. Ils habitent plus souvent en zone rurale (10% seulement vivent dans des zones urbaines sensibles).


Télécharger le rapport (24 pages, pdf) sur le site de l’ANLCI


 

Racisme, antisémitisme et “communautarisme”. Manifestations publiques et significations sociales à l’école

"L’enjeu de cette étude est d’interroger les significations de ce qui est perçu, aux yeux des pouvoirs publics au niveau national, comme une « recrudescence des conflits interethniques », et en particulier ceux « ayant des connotations religieuses ». À cette fin, nous considérons d’abord les trois termes formant l’intitulé de ce travail – racisme, antisémitisme et “communautarisme” - comme des catégories, qui construisent les faits sociaux en problèmes publics."

Télécharger la synthèse de ce travail sur le site de l’ISCRA
(12 pages, 448 Ko, .pdf)

Mémoire coloniale, mémoire de l’immigration, mémoire urbaine

« Nous avons souhaité, en premier lieu, dans l’étude que nous avons mise en œuvre et imaginée début 2002, mesurer les liens complexes entre l’histoire d’une partie de l’immigration et les permanences culturelles qui dominent toujours (ou non) la société française, que l’on pourrait appréhender ici comme une société postcoloniale.
L’enjeu de cette étude — réalisée au second semestre 2003 et analysée en 2004 — est donc non seulement de revenir sur le passé colonial de la France (en choisissant volontairement une ville « neutre » de ce point de vue) — en explorant particulièrement la formation d’une culture coloniale en métropole — mais aussi de chercher à comprendre les enjeux contemporains qui nous ont été légués par la colonisation.
À savoir principalement les représentations collectives qui semblent structurer l’appréhension des populations ex-colonisées (comme des ex-espaces coloniaux telle l’Afrique noire, l’ex-Indochine ou le Maghreb), mais aussi les représentations des acteurs issus de l’immigration ex-coloniale ; enfin, de s’interroger collectivement sur les rapports intercommunautaires contemporains en tentant de les éclairer par cette période, par hypothèse fondatrice des rapports entre les Français et les populations ex-coloniales. »

Lire l’étude (25 pages - 100 ko - .pdf)

Comprendre l’impact social de l’éducation

L’éducation a un impact bien plus profond sur la vie des individus que ne le suggèrent certains indicateurs comme la rémunération professionnelle ou la croissance économique.

Malgré leur importance, ces retombées sociales de l’éducation (RSE) – telles que l’impact sur la santé – ne sont encore, à l’heure actuelle, ni bien comprises, ni mesurées de façon systématique.
Le présent rapport « de synthèse » constitue un premier pas vers l’analyse conjointe de certaines évolutions prometteuses en la matière.


Présentation sur le site de l’OCDE

Accueil, orientation et prise en charge des mineurs isolés étrangers à Marseille

Ce travail a été réalisé entre mars et juin 2013 ; il fait donc l’état des lieux d’un système en fin de vie, les pratiques et la répartition des rôles au sein du dispositif marseillais étant susceptibles d’être modifiées au cours des prochains mois. Néanmoins, il n’est pas inutile de s’arrêter un instant sur le circuit d’accueil, d’orientation et de prise en charge qui régit depuis trois
ans les parcours des MIE dans le département. Il est probable que l’expéri
ence acquise par les différents acteurs soit réinvestie dans cette nouvelle configuration, dont on ignore encore les modalités d’application concrète. Quoiqu’il en soit, à l’heure où cette harmonisation nationale se profile, il paraît important d’alimenter la réflexion sur les pratiques territoriales pour mieux comprendre comment et sur quel système préexistant devront se greffer les nouvelles directives d’accueil et d’évaluation définies par les textes de mai 2013.

Accueil, orientation et prise en charge des mineurs isolés étrangers à Marseille.
Regard sur le circuit institutionnel, judiciaire et associatif de protection

Rapport de Camille Ruiz
Observatoire régionale de la Délinquance et des Contextes sociaux
Octobre 2013


À télécharger sur le site de l’ORDCS
(pdf).

Rapport annuel sur la situation concernant le Racisme et la Xénophobie dans les États membres de l’UE

 

Téléchargez le rapport complet (154 pages, 895 ko, pdf)

 

 

Extrait de l’avant-propos
Les événements survenus en 2005 soulignent l’importance des actions des dirigeants politiques dans un État membre. D’abord, les leaders politiques assument une responsabilité en ne tirant pas parti de tels incidents violents pour engranger du capital politique à court terme.

Il importe également qu’ils accordent un soutien clair aux mesures dans leur État membre respectif susceptible de combattre activement la discrimination, réduisant ainsi le danger d’aliénation et d’exclusion affectant certains pans de la jeunesse européenne. En particulier, ils devraient apporter personnellement et visiblement tout leur soutien aux mesures anti-discrimination nationales prévues par les directives de lutte contre la discrimination dans les pays où la réaction à leur égard a été lente, diffusant ainsi un message selon lequel ce problème n’est pas pris au sérieux.

Les obstacles institutionnels à l’accès des enfants et des adolescents nouvellement arrivés en France à une scolarité ordinaire

Sommaire

- La difficulté à isoler les facteurs socioculturels de déscolarisation
- Pourquoi parler de "dysfonctionnements institutionnels" ?
- Une population aux origines et aux niveaux scolaires hétérogènes
- Des structures d’accueil insuffisantes dans le secondaire et de nombreux jeunes en attente d’affectation
- Les réticences des acteurs institutionnels face aux nouveaux arrivants
- Scolarisation partielle dans les établissements et scolarité de substitution dans les associations
- De l’espoir à la désillusion : les jeunes migrants face à l’école

Lire le résumé du rapport (pages 78 à 88 du document pdf) sur le site du CISAD.

Lire l’intégralité du rapport (149 pages, pdf, 1,10 Mo).

Rapport annuel 2006 de la HALDE

Lire le sommaire du rapport

Consulter le rapport complet
en ligne (235 pages, pdf, 2.216 Ko)

Commander le rapport auprès de la Documentation Française

Accéder au site de la HALDE

Carte scolaire : comment enrayer son contournement ?

A partir de l’analyse des stratégies des familles, le CREDOC (centre de recherche pour l’étude et l’observation des conditions de vie) qui a réalisé l’étude, préconise un ensemble de mesures pour améliorer l’attractivité des établissements scolaires : réfection des locaux, mise en place de filières d’excellence, renforcement de la sécurisation des abords d’établissements, communication sur les succès des équipes pédagogiques et les résultats obtenus par les élèves, implication des communes sur cette communication ...
L’étude suggère aussi d’éviter les opérations de réhabilitation "haut de gamme" des quartiers qui amplifient les ségrégations scolaires. Le but visé est de fixer les classes moyennes pour élever le niveau scolaire dans les établissements. Concernant la carte scolaire, les auteurs de l’étude préconisent de renforcer la sectorisation du primaire et d’adapter la carte scolaire en permanence aux transformations du tissu urbain.

Télécharger l’étude (192 pages, pdf) depuis le site Vie Publique proposé par la Documentation Française

Ecole : la carte scolaire en débat

Chaque année, il fait ses propositions à partir d’une analyse des mouvements démographiques, des données sociales et de l’emploi, de l’état des ressources humaines, etc... La capacité de la carte scolaire à favoriser la mixité sociale, est souvent mise en doute, du fait notamment de nombreux "contournements" et départs vers le "privé". Son assouplissement, voire sa suppression, sont parfois proposés, alors que pour d’autres cette orientation conduirait à une ségrégation renforcée. Pour tenter de faire le point sur ce sujet, une consultation vient d’être engagée par le Ministère de l’Education nationale pour recueillir les avis de l’ensemble des parties concernées (enseignants, parents d’élèves, collectivités locales,...).

Consulter le sommaire ou le dossier complet en ligne sur le site de la Documentation Française

La place et le rôle des parents dans l’école

Dans la première partie, le rapport évoque le contexte historique et sociologique dans lequel s’inscrit l’histoire de l’éducation, qui était, au départ, un pouvoir public extérieur aux parents. Suivant le "modèle Vème République", le système éducatif a pris de l’ampleur et a suivi les évolutions du modèle familial.
Dans la deuxième partie, il rappelle les principales dispositions juridiques en vigueur (droits dont les parents bénéficient à titre individuel et ceux qu’ils exercent à titre collectif.).
Dans la troisième partie, la mission procède à un état des lieux sur la base d’enquêtes effectuées sur le terrain et de rencontres avec des responsables du système éducatif aux différents niveaux ainsi que des responsables des associations de parents d’élèves. Les observations ainsi réalisées ont été complétées par l’exploitation de deux enquêtes par questionnaire conduites par l’intermédiaire des inspecteurs pédagogiques régionaux établissements et vie scolaire, et des inspecteurs de l’éducation nationale - information et orientation.
Dans la quatrième partie, les rapporteurs présentent des propositions pour conforter le rôle et la place des associations de parents d’élèves dans les écoles, mettre en place une politique d’accueil et d’information des parents, former les enseignants aux relations avec les parents, développer la coopération entre les parents et l’établissement dans les domaines scolaire et éducatif...

Lire le sommaire ou télécharger le rapport (pdf) sur le site de la Documentation française

« Ruptures scolaires » et « déscolarisation » des collégiens des milieux populaires : parcours et configurations

" Nous voudrions insister sur le fait qu’on ne peut comprendre les parcours de « ruptures scolaires » des collégiens de milieux populaires, en isolant une des dimensions qui le constituent. En étudiant simultanément l’histoire familiale, les parcours scolaires, les relations de quartier ou les relations de sociabilité juvénile des collégiens, il s’agit de dépasser la recherche de l’élément déterminant ou la construction de types explicatifs qui s’opposeraient (la famille vs le groupe de pairs vs l’école).
Loin d’envisager « ruptures scolaires » et « déscolarisation » comme le pur produit des conditions familiales d’existence ou de la socialisation familiale, comme la conséquence directe des relations juvéniles des collégiens, ou encore comme le simple résultat de la scolarisation, il importe de reconstruire la configuration des relations d’interdépendance sociales, matérielles, cognitives dans lesquelles sont pris les « collégiens en voie de déscolarisation ».
Il faut pouvoir rappeler, à chaque moment de l’analyse et à l’occasion de l’évocation successive des différents traits pertinents des parcours, comment chaque dimension des parcours s’imbrique à d’autres qui les rendent possible voire les renforce, et sans lesquels elles n’auraient ni le même sens ni le même effet. En d’autres termes, chaque dimension pertinente du parcours (familiale, scolaire, amicale, cognitive, etc.) suppose les autres aspects comme conditions de possibilité. C’est là un argument fondamental de la recherche dont l’oubli ferait perdre l’essentiel de l’interprétation des parcours. "

Lire le rapport en texte intégral sur le site de l’université de Lyon 2

Lire également l’article de Daniel THIN Agir contre les ruptures scolaires ou pénaliser les familles ? paru dans les Cahiers pédagogiques en mars 2006.

Identification des acteurs et des actions agissant dans le domaine de la lutte contre les discriminations et de la promotion de l’égalité en région PACA

« Pour confirmer une présence locale territorialisée, il est nécessaire pour la HALDE, par le biais de sa Délégation Régionale, de mener un travail de proximité avec les acteurs locaux, qu’ils soient publics ou privés. Dans ce cadre, la Haute Autorité souhaitait identifier les acteurs et actions agissant dans le domaine de lutte contre les discriminations et de la promotion de l’égalité en région PACA, mais également caractériser leur culture professionnelle, la nature de leurs actions ainsi que leurs articulations, c’est à dire qualifier le système global de la lutte contre les discrimination et de la promotion de l’égalité.
La mission poursuivait donc un double objectif : identifier les acteurs et les actions ; puis qualifier leur mode d’organisation et de structuration. In fine, elle a permis de produire un annuaire des acteurs et actions permettant des entrées territoriales, mais également un document d’analyse des informations recueillies auprès des acteurs. Il s’agit donc d’un outil d’aide à la décision pour la HALDE comme pour ses partenaires. »

Télécharger la synthèse de l’étude (4 pages, pdf) sur le site du groupe REFLEX.

La tentation de la race

 

On la croyait enterrée pour de bon. Tuée par la science. Mise en miettes par la génétique, dont les premiers résultats ramenaient toute l’humanité à une seule même et grande famille. Las !
Voilà la notion de race remise en selle.
Et pas par n’importe qui : par l’Américain James Watson lui-même, codécouvreur, avec Francis Crick et Rosalind Franklin, de la structure de l’ADN (acide désoxyribonucléique).
Retour d’un "racisme scientifique" qu’on croyait disparu ? Ou simples élucubrations d’un vieil homme qui s’est dit, quelques jours plus tard, "mortifié" par ses propres mots, alors que toutes ses conférences au Royaume-Uni étaient annulées et que son institution, le Cold Spring Harbor Laboratory, le remerciait sans délai.
Que James Watson dévoile aujourd’hui sa pensée, de manière aussi crue et décomplexée, sur un sujet aussi sensible, ne doit rien au hasard. Le co-inventeur de la double hélice de l’ADN, explique le généticien Axel Kahn, directeur de l’Institut Cochin, "se situe dans la mouvance de la droite déterministe anglo-saxonne, un vieux courant de pensée inégalitariste, scientiste et flirtant parfois avec le racisme".

Lire l’article sur le site du Monde


Le vécu des attitudes intolérantes ou discriminatoires par les personnes immigrées et issues de l’immigration

L’enquête Histoire de vie permet d’appréhender les attitudes négatives, voire intolérantes ou discriminatoires, que signalent avoir vécues les personnes enquêtées et les motifs qui s’y rapportent. Les personnes immigrées et issues de l’immigration déclarent davantage avoir été en butte à de telles attitudes négatives que l’ensemble de la population.
Pour les personnes issues de l’immigration comme pour l’ensemble de la population, près de la moitié de ces circonstances sont intervenues à l’école (respectivement 45 et 43 %). L’école reste le premier lieu de découverte de l’intolérance et des propos discriminatoires.
La seconde génération, plus jeune, est notamment plus sensible à ce type d’évènements mais ils revêtent un caractère de gravité souvent plus marqué pour les immigrés de la première génération, généralement plus âgés. Des comportements intolérants à connotation « raciste » sont plus spécifiquement cités par un quart des immigrés et des personnes issues de l’immigration, contre 14 % de l’ensemble de la population.

L’étude de la DREES en téléchargement depuis le site du Ministère de la Santé

Propositions relatives à la lutte contre les discriminations dans l’accès à l’éducation

Après l’emploi, le logement, le troisième rapport du GIPIV porte sur la question des discriminations dans le champ de l’éducation. Un domaine vaste et complexe puisqu’il touche de multiples acteurs tant institutionnels qu’associatifs et que le couple Education/Discrimination semble tellement antinomique.
Pour se construire son point de vue et avancer les actions à mettre en oeuvre – objet du rapport – les membres du GIPIV, au-delà de l’apport bibliographique, ont procédé à une série d’auditions d’acteurs de l’Education en séance plénière. La synthèse des auditions constitue la troisième partie de ce rapport.
(...)
Il s’agit bien de passer du déni à la reconnaissance puis à l’action. La lutte contre les discriminations doit être portée par toutes les délégations et tous les services de la ville, c’est pourquoi nous travaillons avec tous les élus concernés. Car cette question doit être prise à bras le corps par tous pour que nous puissions changer en profondeur les processus mêmes qui conduisent à discriminer telles ou telles personnes et toutes les formes de discriminations qu’elles soient de genre, d’origine ethnique ou sociale, d’orientation sexuelle etc.

Rapport à télécharger (44 pages, pdf)

La discrimination, de l’école à l’entreprise. La question de l’accès aux stages des élèves de lycée professionnel en région Lorraine

ISCRA-Est a été sollicité dans le cadre du programme communautaire Equal-Talent sur la discrimination en Lorraine. L’un des axes de ce projet-cadre implique le Rectorat de l’académie de Nancy-Metz, qui a initié un projet sur les discriminations à l’école et dans l’accès aux stages.

Dans ce cadre, l’Iscra intervient à un triple niveau :

  • La réalisation d’une étude sur la discrimination à l’école et dans l’accès aux stages des élèves de lycée professionnel sur la région Lorraine
  • La conduite d’une formation-action impliquant une trentaine de professionnels de la région qui ont accepté d’être des intermédiaires locaux de ce projet.
  • La co-animation de rencontres locales, notamment entre l’école et l’entreprise (sur le bassin d’Epinal), mais aussi entre établissements scolaires, pour une mise en discussion de cette problématique.

L’étude en téléchargement (pdf) sur le site de l’ISCRA

La contribution de l’éducation prioritaire à l’égalité des chances des élèves

Le rapport intitulé La contribution de l’éducation prioritaire à l’égalité des chances des élèves a été remis officiellement en octobre 2006 au ministère de l’Education nationale.
Résultat d’un travail de quatorze mois - visites de terrain et questionnaires envoyés aux recteurs - il fait le point sur le dispositif et ouvre sur des propositions qui dépassent largement le cadre des territoires de l’éducation prioritaire.

Article sur le site de l’association OZP - Observatoire des Zones prioritaires



 

Ecole et Familles populaires : une nécessaire communauté éducative au niveau local

Les relations entre l’école et les familles constituent une question qui se pose dès les origines de l’école. Si, dans un premier temps, l’école se construit contre la famille, des liens sont aujourd’hui de plus en plus recherchés avec les familles puisqu’il est unanimement constaté qu’ils favorisent la cohérence éducative, le bien-être et la réussite de l’enfant. Cette question est plus prenante encore pour les familles populaires qui sont plus souvent éloignées de la culture scolaire et des exigences de l’école. Cette synthèse propose donc une lecture des relations école et familles populaires, en mettant en avant les difficultés de ces relations, les causes qui peuvent les expliquer et des pistes de réflexion pour les dépasser.

Sommaire

1 - les relations école – parents : perspective historique

  • AUX ORIGINES DE L’ÉCOLE, DES RELATIONS CONFLICTUELLES AVEC LA FAMILLE
  • DES BOULEVERSEMENTS QUI FONT BOUGER LA PLACE ET LE RÔLE DE LA FAMILLE DANS L’ÉCOLE
  • UNE PLACE ACCRUE POUR LA FAMILLE AU SEIN DE L’ÉCOLE

2 - les familles populaires et l’école : des liens à renforcer

  • DES FAMILLES POPULAIRES QUI SONT PEU PRÉSENTES DANS L’ÉCOLE
  • UNE DISTANCE QUI EXISTE DE FAIT ENTRE LES FAMILLES POPULAIRES ET L’ÉCOLE
  • DES PROPOSITIONS D’ACTION POUR RENDRE PLUS HARMONIEUSES LES RELATIONS ENTRE L’ÉCOLE ET LES FAMILLES POPULAIRES

Présentation et téléchargement (17 pages, pdf) sur le site Ressources Jeunesse de l’INJEP (Institut National de la Jeunesse et de l’Education Populaire)

Enseigner l’histoire de l’immigration à l’école


Cette enquête avait pour objectif d’établir, avec la plus grande des précisions possibles, la place et le statut de l’histoire de l’immigration dans l’ensemble des apprentissages transmis à l’école, de l’école primaire au lycée, quelle que soit la discipline.
Cette étude devait aussi envisager le système éducatif dans son entier. Elle a, de ce fait, explicitement porté sur les programmes scolaires actuellement en cours, dans plusieurs disciplines, dans la mesure où celles-ci pouvaient être concernées par cette question d’histoire. Les manuels scolaires ont également été systématiquement analysés. Le rapport fait aussi état des pratiques effectives de classe au travers de deux prismes complémentaires et indissociables : des observations de classe et des récits de classe des enseignants eux-mêmes.
A travers les débats nombreux qui émergent sur la question de l’immigration, dont l’instrumentalisation est très fréquente, le rapport tente aussi de distinguer les différents enjeux liés à la question de l’histoire de l’immigration en classe, dans ses dynamiques historiennes, culturelles, civiques et politiques au sens de la res publica. Il se veut une lecture aussi complète que possible de la manière dont les enseignants, dans leur classe, au quotidien, avec les espoirs et leurs doutes, s’approprient cet objet d’histoire singulier, et le transforment en acte pédagogique lui-même spécifique.


Présentation et téléchargement du rapport (194 pages, pdf) et de la synthèse (2 pages, pdf) sur le site de la CNHI, Cité nationale de l’histoire de l’immigration.

1ère partie : Situation historique de la question de l’enseignement de l’histoire de l’immigration : rareté des débats scientifiques et histoire d’un enseignement

  • Chapitre 1 : Etat des lieux des réflexions scientifiques sur l’enseignement de l’histoire de l’immigration
  • Chapitre 2 : L’histoire de l’immigration à l’école a aussi une histoire

2ème partie : Etat des prescriptions scolaires actuelles : programmes et manuels

  • Chapitre 3 : La place de l’histoire de l’immigration dans les programmes scolaires actuels (histoire, géographie, éducation civique et langues vivantes)
  • Chapitre 4 :L’histoire de l’immigration dans les manuels scolaires

3ème partie : Dans le quotidien des classes

  • Chapitre 5 : Méthodologie d’enquête sur les pratiques effectives ou du discours de la méthode face à l’histoire de l’immigration enseignée en classe
  • Chapitre 6 : L’histoire de l’immigration ne fait pas d’histoire
  • Chapitre 7 : le poids du colonial dans l’appréhension du phénomène migratoire dansl’histoire
  • Chapitre 8 : Quand l’école a recours aux familles
  • Chapitre 9 : Une actualité et des enjeux contemporains omniprésents

Insertion et scolarisation des jeunes étrangers nouvellement arrivés (15-18 ans) en région PACA

L’enjeu majeur présenté par l’ACSÉ (Agence nationale pour la Cohésion sociale et l’égalité des chances, ex-FASILD) était de mettre à plat les différents dispositifs sur les territoires de la Région PACA afin faire apparaître les incohérences et les inégalités de traitements en même temps que les dispositifs particulièrement adaptés ou innovants, en regard de la présence des publics.

La première partie du diagnostic a mis en avant l’hétérogénéité de la présence des publics et leur diversité, en lien avec les territoires (urbain / rural). Les dispositifs institutionnels relèvent essentiellement de l’Education Nationale, mais on constate une absence de prise en charge spécifique des jeunes âgés de plus de 16 ans et qui ne peuvent intégrer les dispositifs scolaires. La question particulière des jeunes étrangers hors regroupement familial apparaît très prégnante sur le territoire.
Des propositions ont été formulées dans le sens d’une prise en charge adaptée par l’institution scolaire, qui présente de nombreux atouts, au premier rang desquels l’absence de distinction selon le statut administratif. De plus, différents dispositifs présentés dans le rapport montrent les possibilités d’une telle évolution.

Les dispositifs (modalités de mise en oeuvre, acteurs, partenariats) : Les « champs des possibles » à travers un zoom sur deux territoires rapport final (pdf, 75 pages)

Note de synthèse (pdf, 5 pages)

Le site du cabinet d’études ADEUS

« Cités de Gitans ! » L’habitat des tsiganes sédentaires en logement social à Marseille. Un bref état des lieux

Cet état des lieux présente la situation sur un ensemble de cités où la population d’origine tsigane est fortement représenté. Il met en avant la stigmatisation dont sont victimes les populations du fait de la méconnaissance et des préjugés de la part de nombre d’acteurs des territoires. Mais il met surtout en avant des situations de précarité alarmantes, qui s’inscrivent dans un cercle vicieux « scolarité / insertion économique / conditions de vie et logement ».
Cette situation de "relégation urbaine" est renforcée par le retrait des dispositifs d’accompagnement social ou de gestion urbaine spécifique : des bailleurs « dont l’activité s’est recentrée sur le cœur de métier », des acteurs publics qui se sont désengagés des dispositifs d’accompagnement social spécifique.
Face à ces constats, le rapport ouvre sur la nécessité d’une mise en synergie des acteurs par territoires autour de projets élaborés avec les habitants.

Rapport complet et synthèse en téléchargement sur le site du cabinet Adeus - groupe Reflex

Place des stéréotypes et des discriminations dans les manuels scolaires

La HALDE a fait réaliser une étude sur la place des stéréotypes et des discriminations dans les manuels scolaires de juin 2007 à mars 2008.

Cette étude a pour objectif d’une part, d’évaluer comment est traitée la question de l’égalité et des discriminations. D’autre part, elle s’attache à repérer la présence de stéréotypes renvoyant à des critères de discrimination comme l’origine, le sexe, le handicap, l’orientation sexuelle et l’âge. (...)

L’étude souligne que la sensibilisation faite sur les discriminations dans les manuels d’instruction civique ne fait pas assez clairement le lien entre le principe d’égalité et la discrimination. D’autre part, la discrimination n’est pas toujours présentée comme un délit grave et pénalement puni.

Autre remarque : l’importance croissance accordée à l’image dans les manuels au détriment des textes conduit l’élève à établir seul certains liens. Privé de certaines informations, il peut alors rencontrer des difficultés d’accès à un apprentissage complet.

Rapport intégral, dossier de presse et recommandations sur le site de la HALDE

 

 

Théâtre et Immigration, recherche prospective

Dans le cadre d’un partenariat avec la Cité nationale de l’histoire de l’immigration (CNHI) et l’Institut de recherche interdisciplinaire sur les enjeux sociaux (IRIS) de l’EHESS, le collectif DAJA / Théâtre et Savoirs a lancé une étude sur la représentation de l’immigration dans le spectacle vivant.

" Si, à bien des égards, le spectacle vivant et le phénomène migratoire semblent donc aujourd’hui entretenir des relations étroites, l’historien ou le sociologue sont cependant bien en peine de définir aussitôt la nature exacte de ces relations.
Expérience vécue à l’origine d’une expression culturelle, répertoire de l’engagement politique des artistes, thématique dramaturgique, objet de l’action culturelle, dès lors qu’il s’agit de spectacle vivant, le terme « immigration » renvoie à une multiplicité de phénomènes suffisamment distincts pour ne pas être immédiatement confondus, mais qui, également, suscitent un questionnement quant à leurs rapports effectifs.
C’est donc dans cette perspective que s’inscrit la justification du présent travail : à travers l’établissement d’un état des lieux sur les différentes formes de spectacle vivant qui ont mis en scène les phénomènes migratoires, il s’agit de dégager des axes de compréhension de ce qui sociologiquement structurerait un « théâtre de l’immigration ». "

Etude complète sur le site de DAJA

 

 

Quelle place de l’éducation populaire aujourd’hui dans le développement d’une conscience politique et d’une participation active des habitants ?

Il s’agissait à travers cette enquête de répondre aux questions suivantes : qu’en est-il aujourd’hui, pour les acteurs présents dans l’agglomération grenobloise, de leur appartenance au mouvement pluriel de l’éducation populaire, entendue ici dans ses fondamentaux, ses référents, ses pratiques et ses fonctionnements : l’éducation populaire grenobloise contribue-t-elle à l’éducation des citoyens au politique ? Au développement du débat local ? À la formation de futurs militants et professionnels de la vie associative  ? Nous avons souhaité les interroger soit à partir de la place des associations d’éducation populaire, soit à partir des questions concernant la « démocratie participative ».

L’étude en téléchargement sur le site Alpes solidaires

Préambule
Introduction

1ere partie - Origines de la pratique associative dans le champ de l’éducation populaire : entre logique de l’action et valeurs de référence
1.1- aux origines du projet
1.2- entre expérimentation et courants d’idées affirmés
1.3- l’éducation populaire à l’épreuve de la pratique

2e partie - démocratie participative : représentations et pratiques
2.1- la démocratie participative : entre idéal citoyen et instrumentalisation
2.2- l’association comme principal cadre d’exercice participatif
2.3- quel lien au politique ?

3e partie - l’éducation populaire aujourd’hui en questions, à travers les questions de participation
1.1- partir de la pratique… vers la transformation sociale ?
1.2- l’éducation populaire sous toutes ses formes : un maillon d’une participation active, un rôle vital dans notre démocratie.
1.3- Associations émergentes versus éducation populaire instituée ? questions actuelles

Conclusion : quels espaces de transformation pour l’éducation populaire ?

Faire classe aujourd’hui, récits de pédagogie institutionnelle

" La Pédagogie Institutionnelle est une pédagogie de coopération et d’émancipation. Nourrie par les sciences humaines, elle installe des institutions comme autant de lieux d’accroche possible, comme autant de modalités offertes pour prendre une place et faire place au désir de chacun. (...) Ces techniques et ces institutions et ces « savoir y faire » avec les imprévus singuliers, alliées à un questionnement éthique permanent, veulent prendre en compte chacun comme sujet, favoriser la construction du groupe en collectif devenu à son tour sujet et permettre de prendre, nommer et partager le pouvoir. "

Etude en téléchargement sur le site de Changements pour l’Egalité (CGé), mouvement socio-pédagogique belge

Table des matières

  • Introduction
  • La taille du biface ou si-lex m’était conté Stéphane Lambert
  • Rebond : En « 4L » : Lieu, Limite, Loi, Langage Noëlle De Smet
  • Couleurs Jeunes ou leur dessin dans le cadre Abdel Hak Aouadi et Chloé Dugardyn
  • Compteur grégaire Françoise De Burges
  • Un conseil de classe salutaire Michelle Vleminckx
  • Ce n’est pas au « bon plaisir » de... Edith Héveline
  • Bon sang d’bois ! Irène Laborde
  • Par petites touches, tel un impressionniste Thérèse Diez
  • À bâtons rompus Claudine Kéfer
  • Organiser et inscrire dans la durée Irène Laborde
  • Des désirs plein le cadre Miguel Lloreda
  • Le boeuf Anne-Marie Wansard
  • La guerre des boutons Stéphane Lambert
  • Rebond : Le besoin de la Loi Noëlle De Smet
  • Histoires de centimètres, Sans t’y mettre ? Françoise Budo, Héloïse Deville, Alice Evans, Anaïs Guerrero, Claudine Kefer et Simon Stefan
  • Etre responsable Éric Van den Berg
  • Une équipe de Pédagogie Institutionnelle Geneviève Naert
  • Sans tricher Véronique Bolinne
  • La pratique de la PI demande de la formation Noëlle De Smet
  • Fernand, mon papa ! Alain Desmarets
  • Le hic des techniques Miguel Lloreda
  • Pour quels élèves ? Irène Laborde
  • Putching-balle-pelote Alain Desmarets
  • Pédagogie Institutionnelle et exigence éthique : au nom de quelles valeurs ? Jacques Cornet

 

À l’école des familles populaires

Les résultats des différentes enquêtes et rapports le confirment : les enfants issus des milieux populaires réussissent moins bien à l’école que les autres. Or, ce n’est nullement une question d’intelligence. Il s’agit bien plus d’un écart entre la culture des familles et celle de l’école qui rend difficile l’accès aux apprentissages. Il semble d’autre part qu’il y ait un lien direct entre les résultats scolaires des enfants et le type de relations qui existent entre les parents et l’école.
Dans cette étude, nous nous sommes mis à l’écoute des familles pour comprendre les difficultés qu’elles rencontrent à l’école. Nous sommes allés à la rencontre des associations et équipes éducatives qui travaillent à réduire cet écart, inventent des pratiques qui tiennent compte des différences, imaginent des dispositifs qui favorisent la rencontre et le dialogue…

Etude complète en téléchargement sur le site de CGé, Changements pour l’égalité, mouvement socio-pédagogique belge.

Sommaire

INTRODUCTION
Ouvertures

Chapitre 1 : À l’écoute des parents et des jeunes de milieu populaire

  1. Les attentes des familles populaires vis-à-vis de l’école
  2. Honte et fierté
  3. Ce qui rend les relations difficiles entre les familles populaires et l’école
  4. Les réactions des familles et de l’école face aux difficultés rencontrées par les élèves
  5. Les points d’appui trouvés ou pas, en famille, à l’école et ailleurs
  6. Des appels lancés aux professeurs et à l’école par les familles populaires
  7. Pour conclure

Chapitre 2 : Le point de vue des associations

  1. Qui a répondu à l’enquête et comment les répondants décrivent-ils leur public ?
  2. Comment ces associations perçoivent-elles les relations familles-écoles ?
  3. Quelles sont les attentes ou souhaits formulés par les familles ?
  4. Quelles pistes sont proposées ?
  5. Que faut-il éviter à tout prix ?
  6. Pour conclure

Chapitre 3 : Actions mises en place pour favoriser le dialogue entre les familles et l’école

  1. Rencontre entre des parents, militants d’ATD Quart Monde à Ougrée
  2. Parents de milieux populaires, enseignants et enfants, apprendre ensemble autour des jeux
  3. Relations familles - école : quelle(s) forme(s) pour quelle autonomie ? Le rôle de l’associatif
  4. « Quand tu veux, tu peux ? » à partir du documentaire « Bruxellois en classe(s) »
  5. Rencontres parents-enseignants : comment les enfants apprennent-ils ?
  6. Que fait l’École aux familles ?
  7. Les devoirs à domicile ? Parlons-en !
  8. Une autre approche avec les familles pour redonner aux jeunes le goût d’apprendre

RÉPERTOIRE

À propos des cultures populaires

« L’oscillation entre les deux manières de décrire une culture populaire s’observe dans la même œuvre, chez le même auteur, parce qu’elle habite toute sociologie, voire toute description romanesque un peu fouillée des choses de la vie populaire.
Il y a, bien sûr, des intégristes du dogme populiste ou du dogme misérabiliste, des systématisateurs de la vie dévote de l’intellectuel et du salut culturel des masses : moines-entomologistes consacrant leurs veilles émerveillées au répertoire des « richesses » de la culture populaire, entêtés à fermer leurs oreilles à tout bruit tentateur venu du monde de la domination symbolique ; ou prédicateurs impitoyables d’une politique des « vraies valeurs » de la vie culturelle, fustigeant, comme le péché du monde par leurs chiffres de non-fréquentation des musées, des concerts, des théâtres ou des bibliothèques, les païens non encore convertis aux délices spirituelles de la culture légitime.
Mais chez les sociologues – mesure professionnelle oblige – l’oscillation semble bien être le cas modal : tout mouvement un peu trop vif dans un sens appelle un mouvement de repentir qui se lit dans la légère exagération du recours à la théorie inverse (légitimiste ou relativiste) que la phrase descriptive s’impose comme une petite expiation énonciative de ses excès de cohérence. »

Enquête en ligne sur le site de la revue Enquête / Revues.org

Ce texte constitue la reprise de trois séances de débats consacrées aux problèmes de construction d’objet que pose à la sociologie de la culture le cas des cultures populaires (séminaire de l’École des hautes études en sciences sociales, février-mars 1982).
Ce débat a servi de base à la publication du volume Le savant et le populaire. Misérabilisme et populisme en sociologie et en littérature (Gallimard/Le Seuil, 1989).

 

Des lieux à histoire : Marseille, Quartiers nord

 

Titre : Des lieux à histoire : Marseille, quartiers nord

Support : Rapport de recherche

Descriptif technique : 157 p. + annexes : cartes, tabl. ; 30cm

Auteur(s) : DONZEL André, GARNIER Jean-Claude

Editeur(s) : CRES (Centre de Recherche en Ecologie Sociale)

Date : 1988

Localisation : Centre de Documentation en Sciences Sociales Centre de la Vieille Charité 2, rue de la Charité 13236 MARSEILLE CEDEX 02 Tél : 33/04 91 90 36 36 Le Centre de Documentation est ouvert au public - le lundi de 10 h à 12 h et de 14h à 18h - et du mardi au vendredi de 10 h à 18 h.

Accès : Prêt - Consultation sur place

Les Marseillais musulmans

Ce rapport fait partie d’une série de rapports de suivi intitulée Muslims in EU Cities (Les musulmans dans les villes européennes) et ayant pour objet d’étude 11 villes de l’Union européenne abritant une importante population musulmane.
Ces rapports répondent aux tendances majeures que l’on peut observer à propos des musulmans vivant en Europe. Qu’ils soient citoyens ou immigrés, nés dans le pays ou nouvellement arrivés, les musulmans constituent une population diversifiée et en pleine croissance, qui place l’Europe face à un défi majeur de politique publique, à savoir : comment garantir à tous l’égalité des droits et des chances dans un contexte de croissance rapide de la diversité.

Présentation sur le site dédié au projet At home in Europe

Rapport complet en téléchargement

Conclusions et recommandations en téléchargement

 

Histoire et mémoire des immigrations en région PACA

Dans le cadre d’un appel d’offre de l’Agence nationale de la Cohésion sociale et de l’Égalité des chances (ACSé) lancé en 2005, un rapport a été produit sur l’histoire et les mémoires des immigrations en région PACA.

Ce rapport a été réalisé par le Centre de la Méditerranéen Moderne et Contemporaine (CMMC), l’Unité de Recherche Migrations Sociétés (URMIS, Nice) et l’association Génériques (Paris) sous la responsabilité scientifique d’Yvan Gastaud.

Il est désormais téléchargeable en ligne sur le site de la DRJSCS en trois parties :

TOME I - Récits
Tome II - Bibliographie et annexes
Tome III - Inventaire des sources internet

Migrations, état des lieux

Un constat d’échec accablant. C’est le bilan que tire La Cimade des politiques menées ces deux dernières années en matière d’immigration dans son état des lieux 2012.

Systématisation des contrôles illégaux aux frontières, impossible dialogue avec l’administration, obsession de la fraude ou crise de l’accueil des demandeurs d’asile, les militants de La Cimade témoignent jour après jour des conséquences dramatiques d’une politique uniquement guidée par l’obsession sécuritaire.

Migrations. État des lieux 2012 dévoile ainsi une toute autre réalité que celle illustrée par les chiffres record du ministère de l’Intérieur. Une réalité d’hommes et de femmes sans droits, précarisés, humiliés, stigmatisés, criminalisés, traqués... au nom d’une politique électoraliste qui ne remplit même pas les objectifs qu’elle s’est fixé.

Le rapport est téléchargeable gratuitement sur le site de la Cimade.

Il peut être également commandé en ligne (10€, frais de port inclus).

La base de l’humiliation : les contrôles d’identité abusifs en France

Le rapport de 62 pages révèle que les jeunes issus des minorités, dont des enfants n’ayant pas plus de 13 ans, font fréquemment l’objet de contrôles comprenant des interrogatoires prolongés, des palpations portant atteinte à leur intimité, ainsi que des fouilles d’objets personnels. Human Rights Watch a constaté que ces contrôles arbitraires peuvent avoir lieu même en l’absence d’un signe quelconque d’infraction. Les propos insultants, voire racistes, ne sont pas rares, et certains contrôles donnent lieu à un usage excessif de la force par la police.

Le rapport est téléchargeable sur le site de Human Rights Watch.

Mesurer la diversité culturelle : livre, musique enregistrée et cinéma

À la suite d’un appel à propositions de recherche sur l’appréciation et les processus de modification de la diversité dans les filières d’industrie culturelle, le Département des études, de la prospective et des statistiques du ministère de la Culture et de la Communication (DEPS) vient de publier les résultats de trois recherches sur la mesure de la diversité des œuvres et son évolution pour les industries du livre, de la musique enregistrée et du cinéma.

Inédits, ces résultats apportent des éléments de réponse à des questions comme l’évolution relativement récente de la diversité des œuvres produites et consommées dans ces industries, l’existence d’effets de longue traîne ou encore l’appréciation comparée de la diversité des films en salles pour un échantillon de pays européens. Ces résultats viennent en outre contribuer aux réflexions, renouvelées encore récemment par l’Unesco, sur les indicateurs de diversité dans le domaine culturel et médiatique.

Les trois rapports sont téléchargeables sur le site du Ministère de la Culture et de la Communication :

F. Moreau, S. Peltier, La diversité culturelle dans l’industrie du livre en France (2003-2007)
M. Bourreau, F. Moreau, Pierre Senellart, La diversité culturelle dans l’industrie de la musique enregistrée en France (2003-2008)
Dr F. Levy-hartmann, Une mesure de la diversité des marchés du film en salles et en vidéogrammes en France et en Europe

Ces rapports feront l’objet d’une matinée de présentation le 2 mars 2012.

La lutte contre le racisme, l’antisémitisme et la xénophobie. Année 2011

Tous les 21 mars, la Commission nationale consultative des Droits de l’Homme (CNCDH) remet un rapport au Premier ministre sur la lutte contre le racisme, l’antisémitisme et la xénophobie.

Dans ce dernier rapport, qui porte sur l’année 2011, la CNCDH constate une baisse d’ensemble des actes racistes et antisémites en France. Ces actes touchent principalement trois régions : l’Île-de-France, Provence-Alpes-Côte d’Azur et Rhône-Alpes. La Commission souligne cependant une augmentation sensible des actes anti-musulmans et le fait que, sur une période de 10 ans, le nombre d’actes racistes a été multiplié par 4,5.

Par ailleurs, l’enquête montre pour la seconde fois une augmentation de l’intolérance des Français, notamment de la méfiance à l’égard des musulmans et du rejet des étrangers.

Télécharger l’intégralité du rapport de la CNCDH (PDF, 346 pages)

Consulter les principaux éléments du rapport :

 

Demandes d’asile liées à l’orientation sexuelle et à l’identité sexuelle en Europe

Chaque année, des milliers de demandeurs d’asile lesbiennes, gais, bisexuel(le)s, transgenres et intersexué(e)s (LGBTI) cherchent à bénéficier de la protection internationale en Europe.

Le rapport Fleeing Homophobia établit qu’il existe des différences considérables dans la manière dont les Etats européens examinent les demandes d’asile des personnes LGBTI. De plus, le caractère fondamental des droits de l’homme spécifiques aux personnes LGBTI est souvent nié dans la pratique des Etats européens en matière d’asile. Les demandeurs d’asile LGBTI sont fréquemment renvoyés vers leur pays d’origine au motif qu’ils seraient censés pouvoir prévenir la persécution en cachant leur identité de genre.

Le rapport complet et l’état des lieux concernant la France sont téléchargeables en français sur le site de Fleeing Homophobia.

La laïcité pour faire société

 

Attachée depuis toujours à la promotion de la laïcité, la Ligue de l’enseignement ne veut pas la laisser utiliser dans le débat aujourd’hui, notamment à l’occasion des élections, d’une manière contraire aux principes qui la fondent et à l’éthique du vivre ensemble qui l’anime.

Ce texte veut donc aider les militants à conduire ou participer à des débats en direction des citoyens pour éviter l’instrumentalisation de la laïcité à des fins partisanes.

La laïcité pour faire société
Ligue de l’enseignement
Avril 2012

Texte intégral disponible sur le site de la FAIL 13.

Observatoire des quartiers CUCS 2011

 

Dans le cadre de son dispositif d’évaluation, le Groupement d’Intérêt Public pour la gestion de la politique de la ville et l’AGAM ont mis en place un observatoire des quartiers avec pour objectifs de comprendre pour mieux appréhender l’inscription de ces quartiers dans les dynamiques urbaines, déceler leurs potentiels d’évolution et accompagner leurs mutations.

Un premier état des lieux en matière de politique de la Ville a été établi en 2009, après deux ans d’existence. Un ensemble de problématiques est abordé pour répondre à cette interrogation : précarité, migrations résidentielles, attractivités, structure urbaine, superposition des niveaux de fonctionnement et accès à l’emploi des habitants. Ses premiers constats ont permis d’identifier des enjeux et d’apporter un meilleur accompagnement des stratégies publiques.

L’AGAM vient de publier l’actualisation de ces données pour 2011.

Observatoire des quartiers CUCS 
Actualisation 2011

GIP Politique de la Ville - AGAM, février 2012

Présentation et téléchargement sur le site de l’AGAM.

 

 

Intégrer dans une économie de sous emploi

 

"La fonction intégratrice du travail, notamment pour les immigrés et leurs descendants directs, est devenue incertaine dans notre économie de sous-emploi marquée par la désindustrialisation.

Alors que l’immigration avait pour principal motif le travail industriel pendant les "Trente Glorieuses", tel n’est plus le cas depuis 1974 avec sa suspension et son remplacement par une immigration familiale. L’industrie française dans le même temps a perdu 36% de ses effectifs depuis 30 ans.

Les immigrés restent néanmoins concentrés dans certaines professions. Ils sont proportionnellement trois fois plus nombreux que les Français de naissance dans l’hôtellerie/restauration, l’intérim, la sécurité et le nettoyage, et reste plus présent dans la construction (10% au lieu de 7% chez les Français de naissance) mais moins dans l’industrie (10% pour 16% de Français de naissance). Les actifs immigrés des pays tiers sont aussi concentrés dans trois régions : 48% en Ile-de-France, 9% en Rhône-Alpes et 9% en Provence-Alpes-Côte d’Azur. Paradoxalement, les descendants d’immigrés des pays tiers, même s’ils accèdent plus fréquemment aux études supérieures, ont un taux de chômage supérieur à celui de leurs parents (24,2% pour 20,2%) qui est globalement le double de celui des Français de naissance."

Intégrer dans une économie de sous-emploi
Avis du Haut Conseil à l’Intégration
Présenté le 12 juin 2012 au Premier ministre

Avis consultable sur le site du Haut Conseil à l’Intégration (pdf)
Résumé de quatre pages (pdf)

L’accueil et l’accompagnement des gens du voyage

 

Le rapport de la Cour et des chambres régionales des comptes synthétise les enquêtes menées conjointement depuis 2009 et dresse un bilan global de la politique d’accueil et d’accompagnement des gens du voyage, plus de dix ans après l’entrée en vigueur de la loi du 5 juillet 2000.

Le rapport analyse le statut juridique spécifique, les principales difficultés rencontrées par les gens du voyage et la manière dont la loi y répond, par la mise en place d’une politique centrée sur l’obligation d’accueil des gens du voyage. Il montre les carences du pilotage de cette politique publique, qui contribuent à son bilan contrasté. Le niveau et les conditions de réalisation des structures d’accueil des gens du voyage sont en effet insatisfaisants et leur impact sur les stationnements illicites difficile à mesurer. Le rapport permet également de constater les difficultés posées par la gestion des aires d’accueil, qui fait l’objet d’une faible attention de la part de l’Etat et des collectivités, et la réponse limitée apportée à l’évolution importante des besoins des gens du voyage en termes d’habitat. Il analyse enfin les mesures prises en matière d’accompagnement social et de scolarisation, qui ne sont pas à la hauteur des difficultés sociales et des problèmes particuliers d’accès aux droits des gens du voyage.

L’accueil et l’accompagnement des gens du voyage
Rapport de la Cour des comptes
11 octobre 2012

Le rapport et sa synthèse sont téléchargeables sur le site de la Cour des comptes.

Centres et locaux de rétention administrative - Rapport 2011

 

En métropole, un quart des personnes étrangères placées en rétention à compter de juillet 2011 ont été éloignées avant le cinquième jour d’enfermement, c’est-à-dire avant d’avoir pu voir le juge judiciaire. En Outre-mer, le contrôle des juges relève de l’exception. C’est l’un des constats alarmants que dressent les cinq associations présentes en rétention dans leur rapport 2011.

Ce deuxième rapport commun apporte, chiffres et témoignages à l’appui, une analyse inédite de l’application de la loi Besson, entrée en vigueur en juillet 2011. Il met en évidence le contournement voire la mise à l’écart des juges au profit du pouvoir de l’administration, des situations de droits bafoués, d’éloignements expéditifs, d’interpellations abusives, d’enfermement inutile qui en devient parfois punitif. 

La dernière loi sur l’immigration a donc sophistiqué un peu plus la machine à expulser, réglée pour répondre essentiellement aux objectifs de la politique du chiffre. 

Le rapport ne se contente pas de décortiquer un système : il permet de souligner l’urgence d’une réforme profonde des procédures d’éloignement. Selon les promesses de François Hollande et en conformité avec les engagements européens de la France, la rétention administrative doit devenir une exception.

Rapport rétention 2011
Rapport commun des organisations intervenant en centre de rétention
Novembre 2012

Rapport téléchargeable sur le site de la Cimade.

Droit d’asile en France : conditions d’accueil - État des lieux 2012

La Coordination française pour le droit d’asile (CFDA) a présenté son rapport intitulé Droit d’asile en France : conditions d’accueil - Etat des lieux 2012. Le constat dressé après plusieurs mois d’enquête, réalisée dans 31 départements de quinze régions en France, montre que le système d’asile est à bout de souffle.

Pour la CFDA, la course à la réduction des délais et la lutte contre les détournements de procédure doivent céder la place à une réflexion d’ensemble pour assurer l’accueil et la protection des réfugiés grâce à une procédure efficace et équitable.

Télécharger le rapport sur le site de la CFDA.

Demande d’asile : la France est devenue l’ombre d’elle-même - Analyse sur Médiapart (abonné).

Évaluation des actions concourant à la réussite scolaire et éducative dans les quartiers prioritaires en Provence-Alpes-Côte d’Azur

La DRJSCS PACA a commandité avec les deux rectorats de la Région et l’Agence pour la Cohésion sociale et l’Égalité des Chances (ACSÉ) une « évaluation des actions concourant à la réussite scolaire et éducative dans les quartiers prioritaires en Provence-Alpes-Côte d’Azur ».

Cette évaluation, réalisée par le cabinet COPAS, a été suivie et validée par une instance d’évaluation composée de membres représentants des institutions, des associations, des parents, des chercheurs ou encore des élus de notre région.

Ce travail, mené sur plus d’une année, donne plusieurs pistes de travail pour qualifier, coordonner et bâtir une ambition commune pour l’ensemble des politiques éducatives sur les quartiers en difficultés.

En plus du rapport, 4 monographies ont été réalisées sur les sites de Vallauris, La Seyne-sur-Mer, Cavaillon et Marseille Nord Littoral, ainsi qu’un atlas.

Le rapport final sera mis en débat auprès des opérateurs éducatifs et sociaux à différentes occasions en 2013 :

  • le jeudi 6 juin après-midi pour Marseille Littoral Nord (invitation)
  • le vendredi 7 juin matin pour La Seyne-sur-Mer (invitation)
  • à l’automne au niveau académique

L’ensemble des travaux sont disponibles sur le site de la DRJSCS PACA


Vers l’égalité des territoires. Dynamiques, mesures, politique

La Ministre de l’égalité des territoires et du logement, Cécile Duflot, a confié le 29 octobre 2012 à Éloi Laurent, économiste à l’OFCE et enseignant à Sciences Po et Stanford University, la responsabilité de conduire une mission de réflexion sur l’égalité des territoires en France aujourd’hui.

Ce rapport rassemble des contributions d’une trentaine d’experts et d’universitaires et les confronte avec des regards d’élus sur le thème de l’égalité des territoires, autour des grandes questions : Est-il légitime de vouloir progresser vers l’égalité territoriale en France ? Est-il nécessaire de rechercher l’égalité territoriale en France ? Est-il possible de construire la justice territoriale en France ?

Vers l’égalité des territoires. Dynamiques, mesures, politique
Éloi Laurent
Rapport au Ministère de l’Égalité des territoires et du Logement
Février 2013
534 pages

Le rapport est disponible sur le site de la Documentation française.

La grande Nation : pour une société inclusive

Thierry Tuot, Conseiller d’État, a été chargé par le Premier ministre d’une mission visant à refonder la politique d’intégration, plus particulièrement sous trois angles :
- analyser l’état de la politique d’intégration, son organisation, ses moyens, ses acteurs
- proposer de nouveaux concepts et axes d’action
- rechercher les méthodes, moyens et organisations - impliquant les administrations mais surtout les principaux acteurs sociaux - susceptibles de restaurer les ambitions, le dynamisme et l’efficacité de cette politique, en garantissant notamment sa cohérence territoriale.

La grande Nation : pour une société inclusive
Thierry Tuot
Rapport au Premier ministre
Février 2013
100 pages

Le rapport est disponible gratuitement sur le site de la Documentation française.

Trouver ses marques : Les indicateurs de l’OCDE sur l’intégration des immigrés 2012

Cette publication décrit comment les immigrés et leurs enfants s’insèrent dans les sociétés des pays de l’OCDE, et évalue leurs progrès par rapport à des indicateurs clés. L’intégration étant un défi à caractère multidimensionnel, plusieurs facteurs (les conditions de vie matérielle, la santé, l’éducation, le marché du travail, la participation civique ) sont pris en compte. Ce rapport compare les mesures des résultats ainsi que les progrès réalisés au cours de la dernière décennie aux résultats d’un groupe de référence (la population née dans le pays de résidence). Trois séries de questions sont abordées :
1) dans quelle mesure la performance moyenne des immigrés diffère-t-elle de celle de la population née dans le pays hôte ? ; 
2) Ces différences peuvent-elles être expliquées par des effets structurels (différentes répartitions selon l’âge, niveau d’éducation , etc) ? ;
3) Comment l’intégration a-t-elle évolué au cours de la dernière décennie ?

Le chapitre d’introduction fournit une description détaillée des populations examinées (personnes et ménages nés à l’étranger, ainsi que les enfants d’immigrés nés dans le pays hôte). Le dernier chapitre donne une vue d’ensemble sur les questions de discrimination qui est une source possible de désavantages tenaces pour les immigrés et leurs enfants.


Trouver ses marques : Les indicateurs de l’OCDE sur l’intégration des immigrés 2012
Rapport de l’OCDE
Décembre 2012

Téléchargeable sur le site iLibrary de l’OCDE.

L’égalité trahie : l’impact des contrôles au faciès en France

Toutes les études convergent donc vers le même constat : en France, les personnes issues des « minorités visibles » sont contrôlées bien plus fréquemment que leurs homologues blancs.

Le présent rapport dévoile l’impact de cette discrimination, et les conséquences qui en découlent pour les individus, pour leurs réseaux sociaux, mais aussi pour la police elle-même et pour la sécurité du public.

Pour ce faire, il aborde la situation sous l’angle des témoignages et de l’histoire personnelle de ceux pour qui les contrôles policiers et les fouilles arbitraires, sur la seule base de leur apparence physique, font partie de la vie quotidienne. Ces expériences individuelles sont cependant le reflet d’une réalité bien plus large.


L’égalité trahie
L’impact des contrôles au faciès

Rapport des Open Society Foundations, 32 p.

Le rapport est téléchargeable gratuitement sur le site OpenSociety.

Laïcité : légiférer n’est pas la solution

Les deux arrêts rendus le même jour par la Cour de Cassation le 19 mars dernier ont suscité au sein de la société de nombreuses interrogations mêlées à de l’incompréhension. Selon la CNCDH, ces réactions témoignent de la nécessité de rappeler précisément le cadre législatif afin de combattre toutes les interprétations erronées attisant notamment les discours d’intolérance et de haine. Ainsi, à la suite d’une sollicitation de Jean-Louis Bianco, président de l’Observatoire de la laïcité, la CNCDH s’est saisie de la question.


Si la CNCDH ne nie pas qu’il existe une certaine complexité dans l’application du principe de laïcité ainsi qu’une difficulté d’appréhender la notion pour les non-spécialistes, elle établit dans son avis la clarté du droit positif. Dans le service public d’une part, dans le secteur privé d’autre part, ainsi que dans les zones frontières pouvant faire difficultés, la CNCDH considère que le dispositif juridique actuel permet de manière pragmatique de concilier les droits individuels et les droits collectifs. Afin qu’aucune zone de flou ne persiste, la Commission s’attache à préciser dans son avis ce qui relève du service public et ce qui relève du privé, dans un pays où la puissance publique délègue de plus en plus au secteur privé.

Dans le service public, une neutralité stricte s’applique pour les agents du service public et pour ceux remplissant des missions de service public, y compris ceux n’étant pas directement en contact avec les usagers. Les critères de la mission de service public sont clairs et nets dans la jurisprudence du Conseil d’État.

Dans le secteur privé, le principe de neutralité ne peut s’appliquer, la liberté est la règle et la limitation ou l’interdiction de l’expression religieuse est l’exception. Toutefois, il est tout à fait possible pour un employeur de limiter l’expression religieuse au sein de son organisme, à condition de respecter certaines règles (légitimité, proportionnalité, justification), en prenant appui sur le code du travail et le règlement intérieur, outils de régulation des rapports sociaux dans l’entreprise. Elle regrette cependant que ces outils soient mal connus et peu ou mal utilisés.

À la voie législative, l’Institution de protection des droits de l’homme se prononce en faveur de la voie conventionnelle ou contractuelle, plus à même de répondre spécifiquement à chaque situation particulière. Enfin, au regard de la confusion et de la méconnaissance du droit applicable en matière de laïcité au sein de l’opinion, la CNCDH appelle les autorités à mettre en œuvre un large travail d’information. La CNCDH énonce par ailleurs que la laïcité n’est pas un ensemble d’interdictions mais bien une condition de la liberté des citoyens et d’une plus grande neutralité de l’Etat.

L’avis de la CNCDH est téléchargeable sur son site.

Condamnés à l’errance. Les expulsions forcées des Roms en France

Dans un nouveau rapport sur la situation des Roms en France, Amnesty International dénonce une politique insuffisante qui n’a pas interrompu le cycle infernal des expulsions forcées.

Intitulé « Condamnés à l’errance. Les expulsions forcées des Roms en France », ce rapport revient sur les différentes mesures prises par le gouvernement depuis un an et leurs conséquences sur la situation des Roms en France.

Il repose sur des recherches menées sur l’Île-de-France mais également sur les agglomérations de Lille et de Lyon qui concentrent à elles seules près d’un quart de la population rom en France. Le rapport s’appuie sur de nombreux témoignages et entretiens menés auprès d’associations, collectifs de soutien, avocats, institutions indépendantes et personnes roms.

Il passe notamment en revue plusieurs dispositifs « d’anticipation et d’accompagnement des opérations d’évacuation des campements illicites » préconisés par la circulaire interministérielle du 26 août.


Condamnés à l’errance. Les expulsions forcées des Roms en France
Rapport de septembre 2013
À télécharger sur le site d’Amnesty International.

Assises de l’Éducation prioritaire

La consultation des réseaux de l’éducation prioritaire s’est déroulée dans toute la France sous la forme d’une concertation avec les équipes pédagogiques et les partenaires. Elle s’est appuyée sur le rapport national de diagnostic de l’Education Prioritaire (juillet 2013) et a porté sur les thèmes suivants :

  • Thème 1 : les perspectives pédagogiques et éducatives
  • Thème 2 : les perspectives relatives à l’accompagnement et à la formation
  • Thème 3 : les perspectives relatives au travail en équipe, en réseau, en partenariat
  • Thème 4 : les perspectives relatives au pilotage et à l’évaluation
  • Thème 5 : les perspectives relatives à l’usage des moyens disponibles
  • Thème 6 : les perspectives relatives à la carte de l’éducation prioritaire

Les contributions de l’ensemble des réseaux sur le site du Rectorat de l’académie Aix-Marseille.

La synthèse de la consultation sur le site du Rectorat de l’académie de Nice.

 

Les assises interacadémiques sur l’Education Prioritaire seront organisées à Marseille le mercredi 4 décembre 2013. A cette occasion, les représentants des réseaux de trois académies (Aix-Marseille, Nice et Corse) se retrouveront pour faire émerger des propositions qui seront ensuite communiquées au ministère de l’Education Nationale.

Sécularisation ou regain religieux : la religiosité des immigrés et de leurs descendants

La sécularisation de la vie sociale et politique progresse sans discontinuer en France, en dépit d’un "retour du religieux" qui semble s’esquisser du point de vue de la religiosité des jeunes. Dans ce contexte, l’émergence de l’islam comme seconde religion de France provoque de nombreux débats qui portent sur les adaptations réciproques de la société française et des structures et pratiques de ce culte minoritaire. Mais au-delà de l’islam en tant que tel, c’est le rapport à la religion des immigrés et de leurs descendants qui est perçu comme spécifique par contraste avec celui de la population majoritaire. Mais qu’en est-il vraiment ? La religiosité des immigrés et de leurs descendants se distingue-t-elle de celle de la population majoritaire ? Observe-t-on des modes différenciés de religiosité selon l’origine, à l’intérieur des mêmes religions, et entre religions ? Comment s’effectue la transmission religieuse intra-familiale et dans quelle mesure le fait d’avoir grandi dans une famille où la religion était importante détermine la religiosité actuelle des personnes ? Le maintien du sentiment religieux est-il plus fréquent dans les religions minoritaires, en particulier dans le cadre de la migration ? Pour la première fois, l’enquête TeO permet de traiter ces questions sur la base d’effectifs représentatifs et de taille suffisante pour analyser les relations entre trajectoires sociales, origines géographico-culturelles et affiliations religieuses.

Sécularisation ou regain religieux : la religiosité des immigrés et de leurs descendants
Document de travail
Patrick Simon, Vincent Tiberj
Institut national d’études démographiques, 2013

Document téléchargeable sur le site de l’INED.

Vers une politique française de l’égalité

Par une lettre de mission en date du 31 juillet 2013, le ministre de l’Emploi Michel Sapin, et la ministre déléguée à la réussite éducative, George Pa-Langevin ont confié à Fabrice Dhume et Khalid Hamdani le soin de diriger l’un des cinq groupes de travail interministériels appelés à contribuer à la « refondation de la politique d’intégration ».

Ce groupe thématique, intitulé « Mobilités sociales », s’est penché particulièrement sur les enjeux relatifs aux domaines de l’éducation, de la formation, de l’insertion professionnelle, du travail et de l’emploi. Il a réuni une cinquantaine de personnalités qualifiées représentant les administrations publiques, les partenaires sociaux, les publics jeunes et parents d’élèves, des acteurs du monde du travail et de l’école, et des chercheurs.

Le groupe a rendu son rapport en novembre 2013.

Télécharger le texte du rapport.

L’état de l’école : 30 indicateurs sur le système éducatif français

Depuis sa première parution en 1991, l’état de l’École rassemble des indicateurs essentiels pour analyser notre système éducatif et apprécier l’impact des politiques mises en œuvre. Les travaux présentés dans les éditions précédentes sur les acquis des élèves, les sorties du système et l’accès à l’enseignement supérieur ont largement nourri la réflexion sur laquelle repose la loi d’orientation de juillet 2013.

Structuré autour des moyens mis en œuvre, des conditions de scolarisation et des résultats des élèves, ce numéro 23 met en évidence certaines évolutions et propose des comparaisons internationales. Il souligne les efforts engagés ainsi que les progrès restant à accomplir, notamment en matière d’inégalités liées à l’origine sociale des élèves.

Selon une démarche complémentaire de rapports d’évaluation ou d’études internationales, cette nouvelle édition doit contribuer à éclairer les mesures à prendre en faveur de la réussite de tous les élèves.

En ligne et en téléchargement sur le site du Ministère de l’Éducation nationale.

L’école et la nation

Une vieille question, si nationale. « Et d’abord, l’école n’est pour rien dans la création de la nation française », affirme d’emblée Antoine Prost. Pourtant, en France, dès lors que la société et le pouvoir politique s’interrogent sur la nation et ses troubles, c’est à l’école qu’ils posent la question de l’identité collective et de sa construction, c’est vers elle qu’ils se tournent pour rechercher les responsabilités, imaginer les solutions. Ainsi, ce livre interroge, en s’en détachant, le débat français sur l’identité nationale, classique, ambivalent et propice aux instrumentalisations.
Une réponse internationale, neuve. Dès lors, pour dépasser ces singulières ambiguïtés franco-françaises, et parce que l’école et la nation est un champ scientifique commun par-delà les frontières, cet ouvrage choisit de répondre à la (dé-)raison nationale par la comparaison internationale. Grâce à la mobilisation exceptionnelle du réseau de chercheurs de l’Institut national de recherche pédagogique (devenu Institut français de l’Éducation), de nombreux auteurs s’attachent à dépayser le cas d’école français en le confrontant à bien d’autres situations nationales, et s’efforcent de déconstruire, loin des idées reçues, ce rapport de l’école à la nation.


L’école et la nation. Actes du séminaire scientifique international
Benoit Falaize, Charles Heimberg, Olivier Loubes
ENS éditions
Juillet 2013

Voir sur le site de l’éditeur.

Histoires, patrimoine et mémoires dans les territoires de la politique de la ville

La thématique de l’histoire, des mémoires et du patrimoine n’était plus portée institutionnellement et politiquement depuis plusieurs années, quasiment dix ans (2002). Nous devons au ministère de la ville la « relance » de cet axe d’intervention et la prise en compte d’une réflexion globale. C’est une rupture importante que symbolise cette réflexion, au moment où s’élabore le futur outil en matière de politique de la ville à travers la mise en place du Commissariat général à l’égalité des territoires.


Histoires, patrimoine et mémoires dans les territoires de la politique de la ville
Rapport de Pascal Blanchard
Ministère délégué à la Ville, octobre 2013

Télécharger le rapport.

Les chiffres clés des inégalités femmes-hommes dans les quartiers prioritaires et les territoires ruraux

Le Haut Conseil à l’Égalité entre les femmes et les hommes (HCEFH) publie une étude inédite, présentant les chiffres clés des inégalités femmes-hommes dans les quartiers prioritaires et les territoires ruraux fragilisés. 10 millions de femmes et d’hommes résident dans ces territoires.

Quand les inégalités femmes-hommes croisent des fractures territoriales importantes et croissantes, elles sont renforcées.


Emploi : entre inactivité et précarité
Le HCEFH observe un retrait massif du marché du travail des femmes des quartiers (1 femme sur 2 ne travaille pas), et une plus forte précarité des femmes en zone rurale (2 femmes sur 5 occupent un emploi à temps partiel). Cette situation, qui s’est aggravée avec la crise économique, touche plus particulièrement les femmes immigrées et les jeunes femmes.

Santé et soins : une accessibilité entravée
Alors que plus d’1 femme sur 4 déclare avoir renoncé à des soins dans les quartiers, c’est la distance géographique qui entrave l’accessibilité aux soins des femmes en zones rurales. Cet éloignement géographique biaise par ailleurs l’accès à d’autres services publics, tels que le service d’accueil de la petite enfance, dont les lacunes pèsent en premier lieu sur les femmes.

Stéréotypes et rôles de sexe : une répartition plus traditionnelle et prescriptive
Dans les quartiers, les femmes sont mères plus tôt (1 femme de moins de 25 ans sur 5 est mère) quand en zones rurales, et alors qu’elles sont plus diplômées que nationalement, les femmes migrent moins que leurs homologues masculins vers des zones économiques plus dynamiques. La tolérance à l’inactivité des femmes est ici particulièrement forte, chez les habitant-e-s de ces territoires comme chez les acteurs publics.

Télécharger le rapport (pdf).

Présentation sur le site du HCEFH.

ABCD de l’égalité

Le rapport propose une analyse du phénomène de contestation marqué par les « journées de retrait des élèves » qui a profondément interféré avec l’expérimentation. On ne peut minimiser la violence symbolique pour les enseignant(e)s qu’ont constituée ces journées ainsi que les polémiques persistantes autour de ce que l’école est accusée de mettre en oeuvre dans cette expérimentation. Si quelques professeur(e)s ou équipes pédagogiques ont été stimulé(e)s par ces oppositions, beaucoup d’autres qui étaient engagé(e)s sans réelle conviction dans l’expérimentation ont vu leurs interrogations renforcées.
En matière de préconisations, non seulement il n’est pas proposé de renoncer au projet, il s’agit même de l’amplifier, en en faisant évoluer les modalités, de bâtir rigoureusement et progressivement un projet qui s’intègre au quotidien de la vie scolaire et des enseignements et qui relève pleinement de l’éthique professionnelle des enseignant(e)s.
L’égalité des droits entre les filles et les garçons doit relever d’une vigilance et d’une bienveillance permanentes, et non d’un « dispositif » que les professeur(e)s auraient la faculté de choisir ou de rejeter.

Rapport en téléchargement (46 pages, résumé de 2 pages) à la Documentation française

Lettre du Haut Conseil à l’Egalité entre les femmes et les hommes


La lutte contre les discriminations : de l’incantation à l’action

Au titre de la lutte contre les discriminations ou de la promotion de l’égalité des chances, de nombreux instruments ont été développés par les pouvoirs publics au cours de ces dernières décennies. Pourtant, les discriminations restent aujourd’hui encore une source de mal-être importante, génératrice d’injustice qui porte préjudice au modèle républicain de vivre-ensemble. C’est pourquoi la commission des lois du Sénat a désigné Esther Benbassa (ECOLO - Val-de-Marne) et Jean-René Lecerf (UMP - Nord) pour mener une mission d’information sur la lutte contre les discriminations ethniques, raciales et religieuses.

Après avoir conduit de nombreuses auditions pendant plus de dix-huit mois, les rapporteurs ont dans un premier temps dressé un état des lieux des discriminations dans notre pays ainsi qu’un bilan du droit existant. Ils en ont conclu la nécessité d’affiner nos outils de connaissance des discriminations afin de mieux les mesurer, préalable indispensable à l’amélioration du cadre juridique de la lutte contre les discriminations. Bien que cet arsenal juridique compte certaines lacunes, les difficultés tiennent davantage à la méconnaissance des règles de droit - abondantes. Ce constat a incité les rapporteurs à mettre l’accent sur un besoin impérieux de formation et d’information, y compris par le renforcement de l’enseignement laïc du fait religieux.

La lutte contre les discriminations : de l’incantation à l’action
Rapport d’Esther Benbassa et Jean-René Lecerf, fait au nom de la commission des lois
Sénat, 12 novembre 2014

Le rapport est téléchargeable sur le site du Sénat.

Les immigrés récemment arrivés en France

De 2004 à 2012, 200 000 immigrés sont entrés chaque année, en moyenne, sur le territoire français. Compte tenu des décès et des départs, la population immigrée a crû en moyenne de 90 000 personnes par an. Début 2013, elle représente 8,8 % de la population française. De 2004 à 2009, les entrées en France sont restées stables, puis ont augmenté, de 2009 à 2012, en raison essentiellement de l’afflux d’Européens.

Le profil des immigrés qui entrent chaque année en France évolue au cours de la dernière décennie. La part des femmes continue d’augmenter, dans la lignée d’un mouvement datant du milieu des années 1970. Celle des personnes originaires d’Europe se renforce : près de la moitié des immigrés entrés en France en 2012 sont nés dans le continent contre un tiers dix ans auparavant. L’immigration d’origine européenne est majoritairement portugaise, britannique, espagnole, italienne ou allemande. Depuis 2008, malgré la hausse du niveau de diplôme, la part des immigrés déclarant occuper un emploi l’année de leur arrivée en France est stable. Elle varie toutefois fortement selon le pays d’origine. Six nouveaux migrants sur dix vivent en famille l’année de leur arrivée en France, qu’ils aient migré ensemble ou rejoint un membre de leur famille précédemment installé.


Sommaire :

• 5,8 millions d’immigrés en France début 2013
• Une immigration de plus en plus européenne
• Une immigration européenne un peu plus âgée
• Une immigration asiatique très féminine
• Des nouveaux arrivants de plus en plus diplômés
• Les Européens plus fréquemment en emploi l’année de leur arrivée en France
• Six nouveaux migrants sur dix vivent en famille

Résumé en ligne sur le site de l’INSEE
Rapport intégral en téléchargement

École, immigration et mixités sociale et ethnique

Le CNESCO (Conseil National de l’Évaluation du Système Scolaire) publie une note de synthèse sur "École, immigration et mixités sociale et ethnique" :

"Notre seconde note École, immigration et mixités sociale et ethnique montre à partir des résultats de recherche que les résultats scolaires des élèves issus de l’immigration se sont dégradés durant la dernière décennie et que l’écart de performance entre les jeunes autochtones et les immigrés de la seconde génération est supérieur, en France, à celui observé dans les autres pays de l’OCDE. Les filles issues de l’immigration réussissent cependant mieux que leurs alter ego garçons. Un sentiment d’injustice dans l’univers scolaire est plus marqué chez les enfants issus de l’immigration notamment en matière d’orientation.

Ces résultats ne sont pas sans lien avec l’existence, en France, d’une ségrégation sociale et ethnique. Certaines recherches ont mis en évidence l’existence de « ghettos scolaires ». Or, la recherche montre que la ségrégation sociale et ethnique produit des effets néfastes puissants sur un ensemble de dimensions sociétales. Plus les écoles sont ségréguées socialement et ethniquement, plus les problèmes de santé des jeunes, leur consommation de stupéfiants, les incivilités, les maternités précoces, l’intolérance vis-à-vis de l’étranger ou plus généralement de l’altérité, la difficulté à dialoguer et à travailler avec des jeunes de milieux sociaux et culturels différents… progressent. Les écoles ghettos créent de plus des dynamiques d’apprentissage négatives qu’éclairent aujourd’hui les statistiques scolaires.

À l’étranger (Royaume-Uni, Belgique, États-Unis, Irlande…) des politiques nationales volontaristes sont mises en place pour fabriquer les mixités sociale et ethnique, elles peuvent éclairer les décisions d’action publique en France. Si ces politiques scolaires, pour développer une école citoyenne, réellement intégratrice de tous les élèves français, ne peuvent se construire que sur le long terme, il est désormais urgent de les engager concrètement."

Pour télécharger le rapport complet cliquez-ici


Le site du CNESCO

Rapport sur les inégalités en France

L’Observatoire des inégalités publie le premier « Rapport sur les inégalités en France ».

La montée des inégalités fait peser une menace croissante sur la cohésion du pays. Malheureusement, l’information dans ce domaine demeure souvent parcellaire et désordonnée. L’absence de données factuelles précises laisse trop souvent la place à l’exagération et aux discours simplificateurs. Les inégalités sont à la mode sans que l’on sache de quoi on parle. 

L’objectif de la publication de ce premier « Rapport sur les inégalités en France » est de fournir un ensemble de données faciles d’accès et actualisées, de dresser un état des lieux complet et de faire le point sur les principales évolutions dans un grand nombre de domaines, des revenus à l’école, en passant par la santé, le logement, les inégalités entre les femmes et les hommes comme entre milieux sociaux. 

Ce rapport constitue un document d’expertise indépendante de l’institution publique. Il est le fruit du travail rigoureux d’une équipe de salariés et de bénévoles. Sa publication n’a été possible que grâce au soutien de plus de 400 donateurs qui ont participé à l’opération de financement participatif lancée pour l’occasion. Il n’a bénéficié d’aucune subvention publique. Par ailleurs, il a été soutenu par la Macif, le magazine Alternatives Économiques et la Fondation Abbé Pierre.


Rapport sur les inégalités en France
Observatoire des inégalités, juin 2015
7,50 €

Le rapport est en vente sur le site de l’Observatoire des inégalités.

Inégalités sociales et migratoires : comment l’école les amplifie ?

Le Conseil national d’évaluation du système scolaire (CNESCO) a mobilisé 22 équipes de chercheurs français et étrangers (sociologues, économistes, didacticiens, psychologues) afin de mesurer et de comprendre l’ampleur et les formes réelles des inégalités sociales et migratoires et comment l’école française fabrique de l’injustice scolaire.

Le rapport du CNESCO tend à montrer que les inégalités sociales à l’école empruntent des formes multiples : inégalités de traitement dans les ressources d’apprentissage dont les élèves disposent réellement à l’école, inégalités dans leurs résultats scolaires, inégalités sociales dans les orientations, dans les diplômes et même dans le rendement des diplômes sur le marché du travail.

L’école hérite d’inégalités familiales mais produit, en son sein, à chaque étape de la scolarité des inégalités sociales de natures différentes qui se cumulent et se renforcent. 


Inégalités sociales et migratoires : comment l’école les amplifie ?
Rapport du CNESCO, septembre 2016

Rapport téléchargeable sur le site du CNESCO.

Voir aussi :

Les droits fondamentaux des étrangers en France

Le Défenseur des droits publie un document relatif aux droits fondamentaux des étrangers en France.

En effet, le Défenseur des droits estime que le respect des droits fondamentaux des étrangers est un marqueur essentiel du degré de défense et de protection des libertés dans un pays.

Il entend, dans ce document, pointer l’ensemble des obstacles qui entravent l’accès des étrangers aux droits fondamentaux, en prenant appui sur les décisions de l’Institution mais en identifiant aussi de nouveaux problèmes juridiques.

Les analyses développées dans ce document entendent souligner l’écart mesurable entre la proclamation de ces droits et leur effectivité.

Loin d’être naturelles et immuables, les règles de droit consacrées aux étrangers sont autant de choix opérés par le législateur qui reposent parfois sur des considérations fluctuant dans le temps. Il est du devoir des acteurs de la défense des droits de contribuer à déconstruire ces idées préconçues, ces mythes.


Les droits fondamentaux des étrangers en France
Rapport du défenseur des droits
Mai 2016

Rapport téléchargeable sur le site du défenseur des droits.

Lecture publique et immigration(s) - L’accueil des primo-arrivants dans les bibliothèques françaises

Lecture publique et immigration(s) - L’accueil des primo-arrivants dans les bibliothèques françaises

Auteur : Lola Miraball
Sous la direction de Jean-Marc Laithier

Mémoire de fin d’étude du diplôme de conservateur, promotion 23 portant sur l’accueil des populations immigrées en bibliothèque publique.

Comment accueillir les immigrés en bibliothèque ? La question se pose dans de nombreux établissements de lecture publique. Elle est étroitement liée à leurs missions. Après avoir réalisé un état des lieux de la situation française et interrogé le rôle des bibliothèques dans ce domaine, les besoins et les attentes de ce public seront étudiés. Sont-ils spécifiques ? Comment les prendre en compte ?

Télécharger et/ou lire le document intégral en ligne en cliquant ici


Penser les discriminations à l’école pour les combattre : du déni à la lucidité, de la lucidité à l’action

Pendant plus d’un an, un groupe de travail constitué de dix-sept chercheurs, d’un jury regroupant onze professionnels de l’académie de Créteil et une représentante d’une association de parents d’élèves, et d’un comité de pilotage, a élaboré un questionnement sur la manière d’aborder, de prévenir et de réduire les faits discriminatoires à l’école.

Une Conférence de Consensus s’est tenue le 3 février 2016 à l’UPEC de Créteil, en présence de 170 personnes. Les chercheurs y ont été invités à répondre aux questions élaborées par le jury. De cette rencontre, sont issues des préconisations élaborées de manière partagée par le jury et le comité de pilotage lors d’une réunion qui s’est tenue le 10 février au rectorat de Créteil et lors des échanges qui ont suivi avec le comité de pilotage. Ce sont ces préconisations qui sont présentées dans ce rapport que vous êtes invités à consulter.

L’ensemble de ces travaux conduits dans l’académie de Créteil résulte d’une volonté de Béatrice Gille, rectrice de l’académie de Créteil, de « regarder en face » le sujet de la discrimination à l’école pour agir concrètement sur ses causes et ses conséquences. Il s’agit dès lors d’imaginer des réponses inscrites dans le cadre général du respect du droit, mais de les doter d’une valeur opérationnelle, utile, avec des outils qui pourront être largement déployés et faire l’objet d’une évaluation.

Tous les niveaux du fonctionnement académique sont ainsi invités à agir, à l’échelle de l’institution, des établissements, et des acteurs individuels.


Lire et/ou télécharger le rapport en ligne (pdf)

Laïcité et fait religieux dans les bibliothèques publiques

" Il est normal que les questions liées à la laïcité, au fait religieux et convictions spirituelles se posent régulièrement dans les bibliothèques publiques, équipements culturels et documentaires ouverts à tous, se voulant lieux d’échanges et de débats dans la cité.

Ces sujets prennent aujourd’hui un relief particulier et suscitent des interrogations. Le rapport rappelle le cadre juridique concernant les droits et devoirs des personnels et usagers, aborde les questions de politique documentaire ainsi que les aspects d’action culturelle. Il souligne l’importance de politiques d’accueil explicites et cohérentes, de démarches de médiation culturelle et numériques adaptées.

Accompagnement des personnels, partenariats et mises en réseaux, identification et mutualisation de compétences, éducation aux médias et inscription des bibliothèques dans les politiques publiques visant à servir la laïcité, la citoyenneté et la prévention de la radicalisation : autant de chemins permettant aux bibliothèques de jouer pleinement leur rôle dans la compréhension et le partage du projet démocratique. "

Consulter et/ou télécharger le rapport (format PDF)

+ d’infos sur le site gouvernemental de l’enseignement supérieur et de la recherche


Sommaire :
INTRODUCTION
1. Repères historiques
2. Données concernant les appartenances et pratiques religieuses
Tableau 1 : Répartition, non appartenance et appartenances aux différentes religions
3. Laïcité et fait religieux : approches de définitions
3.1. Laïcité
3.2. Fait religieux
4. Diversité culturelle et vivre ensemble
5. Bibliothèques et religions : la constitution des fonds anciens des bibliothèques françaises
6. Laïcité et fait religieux en bibliothèque publique : une question actuelle
6.1. Le cadre juridique
6.1.1. La liberté de conscience, principe à valeur universelle
6.1.2. L’Etat laïque, garant de la liberté de conscience
6.1.3. L’Etat laïque, garant de l’ordre public
6.1.4. L’Etat laïque, pratiquant la neutralité à l’égard des religions
6.1.5. L’obligation de réserve des fonctionnaires
6.1.6. Les obligations en résultant pour les usagers des services publics
6.2. La laïcité en bibliothèque
6.2.1. Le pluralisme des collections
6.2.2. La neutralité à l’égard du public
6.2.3. Quelles obligations pour le public au sein de la bibliothèque ?
6.2.4. Quels droits et obligations des agents dans le cadre de leur service ?
6.3. La mise en oeuvre
6.3.1. Avec le public
6.3.2. Pour une politique d’accueil explicite
6.3.3. Un cadre partagé au niveau de la collectivité
6.3.4. Chartes, guides et vade-mecum
6.4. Des collections et des ressources : pour quels publics ?
6.4.1. Une mosaïque d’attentes et d’itinéraires
6.4.2. Des usages en évolution permanente
6.5. Définir la posture de la bibliothèque : chartes et règlements
6.5.1. Regard sur les chartes et règlements des bibliothèques adhérentes de l’Association des directeurs des bibliothèques municipales et des groupements intercommunaux des villes de France (ADBGV)
6.5.2. Exemples
6.6. Quelques questions de politique documentaire
6.6.1. Champs et typologies documentaires
6.6.2. Quelques données sur le paysage éditorial
6.6.3. Education religieuse et bibliothèque publique
6.6.4. Auteurs religieux
6.6.5. La question des dons
6.6.6. Le statut du document : source d’information ou objet d’étude et de recherche .
6.6.7. L’offre en direction de l’enfance
6.6.8. La question des langues
6.7. Quelle mise en oeuvre d’un réel pluralisme ?
6.7.1. Dimension et adaptation de l’offre
6.7.2. Numérique : des collections aux services
6.7.3. Les réseaux territoriaux
6.8. Ressources, formations et points d’appui
6.8.1. Construire ou approfondir ses connaissances en matière de religions, convictions spirituelles et laïcité
6.8.2. S’appuyer sur les réseaux professionnels
6.8.3. Un sujet comme les autres ?
6.9. Etre un médiateur et un acteur culturel
6.9.1. Participer à la formation des publics
6.9.2. Reconnaître les bibliothèques comme acteurs de la laïcité, du vivre ensemble et de la prévention
6.9.3. Organiser des actions culturelles
6.9.4. Travailler en partenariat avec des associations et institutions présentes sur le territoire
6.9.5. Agir en direction de l’enfance et la jeunesse
6.9.6. Sortir des murs, s’éloigner du sujet, retrouver la confiance
6.9.7. Inviter les habitants à participer
6.9.8. Comment valoriser les collections patrimoniales en lien avec les religions ?
6.9.9. Quelles équipes ?
Conclusion
Principales préconisations
Annexes

Les écoles de service public et la diversité

Pour les écoles de service public, et plus généralement pour la fonction publique, conduire une politique en vue de favoriser la diversité constitue tant une exigence sociale, justifiée par la demande toujours,plus forte d’exemplarité des acteurs publics, qu’un besoin interne à l’administration, qui a besoin de points de vue diversifiés pour accroître sa légitimité et trouver les meilleures solutions pour relever les défis qui lui sont posés.

Or cette exigence et ce besoin de diversité ne sauraient être satisfaits par le simple respect, au demeurant loin d’être systématiquement assuré, des garanties procédurales à valeur constitutionnelle qui figurent à l’article 6 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen, selon lequel tous les citoyens sont « également admissibles à toutes dignités, places et emplois publics, selon leur capacité, et sans autre distinction que celle de leurs vertus et de,leurs talents ». En effet, la relative étroitesse des viviers dans lesquels recrute la fonction publique appelle, de la part de l’administration, une action déterminée. "

La suite en ligne sur le portail gouvernemental de la Fonction publique

À télécharger et/ou lire en ligne :

Synthèse du rapport "Les écoles de service public et la diversité", 2017 (PDF - 200 Ko)

Les écoles de service public et la diversité : rapport d’Olivier Rousselle au Premier ministre, 2017 (PDF - 427 Ko)

Rapport sur les inégalités en France, Edition 2017

L’Observatoire des inégalités publie son second rapport sur les inégalités en France. Vous pouvez d’ores et déjà le commander en ligne.

Où en est-on des inégalités en France ? Quels sont les domaines où elles augmentent et ceux où elles diminuent ? Les inégalités sont au cœur du débat public mais l’information reste parcellaire et désordonnée. Trop d’informations sont encore réservées aux spécialistes.

Ce second Rapport sur les inégalités en France met à la disposition du grand public un panorama complet du phénomène, à travers un ensemble de données faciles d’accès et actualisées. Des revenus à l’école, en passant par la santé, le logement, l’emploi, les inégalités entre les femmes et les hommes ou les catégories sociales, cet ouvrage fait le point sur la situation avec les tous derniers chiffres. Il constitue un document d’expertise indépendant de l’institution publique, fruit du travail rigoureux d’une équipe qui, depuis 14 ans, observe les inégalités.

Ce rapport est réalisé grâce au soutien de plus de 360 contributeurs via une plateforme de financement participatif. La Fondation Abbé Pierre, la Fondation « Un monde par tous », le magazine Alternatives Economiques, la Macif et le cabinet d’études Compas, ainsi que de nombreux chercheurs, soutiennent également notre initiative. La conception graphique et la mise en page ont été réalisées par anandita.studio.

Ce rapport est disponible uniquement en commande sur le site de l’Observatoire des inégalités.


Rapport sur les inégalités en France, édition 2017
Sous la direction d’Anne Brunner et de Louis Maurin, édition de l’Observatoire des inégalités, juin 2017
176 pages
ISBN 978-2-9553059-2-8
8,50 € hors frais d’envoi

Le chômage des immigrés : quelle est la part des discriminations ?


En France, les immigrés et fils et filles d’immigrés sont plus souvent au chômage que les autres personnes. Cela vient-il de discriminations à leur égard, ou d’autres facteurs comme un moindre niveau d’instruction ? S’appuyant sur l’enquête Trajectoires et Origines, Dominique Meurs démêle l’influence des différents facteurs jouant sur le taux de chômage pour isoler celle liée aux discriminations.

En France, le taux de chômage est plus élevé parmi les immigrés et ls et lles d’immigrés d’origine non euro- péenne que parmi les actifs de la population générale [1, 2, 3]. Ce constat fait à partir de multiples sources est con rmé par l’enquête Trajectoires et Origines (TeO) [4]. L’enquête TeO (2008) (encadré) a l’avantage par rapport aux autres sources de poser des questions sur les ressen- tis de discrimination, ce qui permet d’examiner s’il y a une correspondance entre le risque de chômage et le sentiment personnel de discrimination à l’embauche.

Les immigrés et enfants d’immigrés sont plus souvent au chômage que les autres
Parmi les hommes âgés de 18 à 50 ans et appartenant au « groupe majoritaire », c’est-à-dire nés en France métro- politaine de parents français, 10 % sont en cours d’études en 2008, 68 % en emploi salarié à temps complet, 8 % au chômage, 10 % indépendants, 2 % exercent un emploi à temps partiel et 2 % sont inactifs.

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Un rapport de Dominique Meurs, Université de Paris Nanterre, Laboratoire Economix (UMR 7235) et Institut national d’études démographiques.
Publié dans Population & Société, numéro 546, Juillet/Août 2017

Pour une école riche de tous ses élèves

Depuis 50 ans, les efforts publics ont permis d’améliorer l’accessibilité de l’éducation ainsi que la qualité des services éducatifs offerts. Autrefois élitiste, l’école accueille à présent, à quelques exceptions près, tous les enfants d’une génération jusqu’à l’âge de 16 ans. Les progrès réalisés en matière de scolarisation placent aujourd’hui le Québec parmi les sociétés les plus avancées sur le plan de la performance du système d’éducation. Néanmoins, un objectif reste inachevé, celui de conduire tous les élèves vers la réussite en permettant à chacun de développer son plein potentiel.

En 2010, le Conseil supérieur de l’éducation s’est penché sur la capacité du système d’éducation à assurer la réussite du plus grand nombre et à permettre la réalisation du plein potentiel de chacun (équité) en maintenant des exigences élevées à tous les ordres et les secteurs d’enseignement (performance). À l’issue de cette analyse, le Conseil était d’avis qu’il fallait continuer à engager les efforts nécessaires pour lever les obstacles qui subsistent en ce qui concerne l’accès à l’éducation et l’accès à la réussite, pour des raisons liées tant aux défis que posent les tendances sociales actuelles et anticipées qu’aux valeurs de justice sociale et d’équité de la société québécoise (Conseil supérieur de l’éducation [CSE], 2010a).

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Pour une école riche de tous ses élèves
S’adapter à la diversité des élèves, de la maternelle à la 5e année du secondaire

Rapport du Conseil supérieur de l’Education, adressé au Ministre de l’Education, du Loisir et du Sport

Octobre 2017, Québec

La concentration des enfants étrangers dans les classes de collèges. Quels effets sur les résultats scolaires ?

La mixité ethnique et sociale est au cœur des réflexions sur le système scolaire français. Cette étude est d’abord l’occasion de synthétiser les travaux relatifs aux effets de la présence d’enfants d’origine étrangère dans les classes. Elle permettra ensuite de présenter comment cette question peut être examinée à l’aide du panel 2007 d’élèves du secondaire de la DEPP. Ce dernier contient en effet plusieurs mesures de performances scolaires, des informations sur l’origine migratoire et sur les caractéristiques socio-économiques des élèves, ainsi que sur le nombre d’élèves étrangers dans les classes.

Cette étude permet d’évaluer les effets de la diversité ethno-raciale dans les collèges sur les résultats des élèves, et donc contribue au débat actuel sur la mixité à l’école.

Cette étude est la première de ce type dans le cas français. Ses résultats complèteront ceux déjà obtenus dans des études menées aux Etats-Unis mais aussi dans d’autres pays européens (Grande-Bretagne, Pays-Bas).

En savoir + sur l’étude

Equipe de recherche : Denis Fougère (OSC et LIEPP), Noémie Kiefer (PSE), Olivier Monso (DEPP, affilié au LIEPP), Claudine Pirus (DEPP)

Publication associée :
Denis Fougère, Noémie Kiefer, Olivier Monseau, Claudine Pirus, "La concentration des enfants étrangers dans les classes de collège", Education & Formations n°95, décembre 2017.

Les solidarités face aux flux migratoires : quelles marges de manoeuvre en France aujourd’hui ?

Au-delà de l’aide immédiate apportée aux migrants, la préoccupation humanitaire concerne l’adéquation des politiques publiques au respect des droits humains fondamentaux et des principes de l’aide. Aujourd’hui en France, les acteurs de l’aide sont sujets à une pression croissante, ce qui contraint notamment leurs valeurs et leurs modes opératoires, et interroge sur l’existence de marges de solidarité. Alors que le projet de loi sur l’immigration et l’asile est en cours de discussion, quel cadre éthique et quel espace de travail peuvent être définis entre les autorités et les acteurs de la solidarité pour offrir une assistance et une protection de base aux personnes migrantes, actuellement présentes sur le territoire national ?

Si l’on appréhende l’approche des pouvoirs publics à l’aune de leurs conséquences humanitaires, on s’aperçoit qu’elle comporte bon nombre de répercussions qui nuisent à la dignité, à la sécurité et à la protection de populations migrantes déjà très vulnérables et compliquent leur accès à une assistance basique. De plus, les acteurs de la réponse se trouvent confrontés à la problématique des marges de solidarité, à savoir : « comment apporter une aide digne, humaine et inconditionnelle conformément à une mission (humanitaire, sociale ou militante) dans le contexte de politiques restrictives ? ».

Or, au regard des vulnérabilités, des besoins à couvrir et des violations des droits fondamentaux, il serait légitime de reconnaître le « caractère humanitaire » de certaines situations en France aujourd’hui, alors même que ce terme est habituellement réservé à des contextes situés en dehors de l’Union européenne. En effet, quelle que soit la cohérence ou la fermeté assumée des politiques publiques, celles-ci ne devraient pas s’exercer au détriment du droit et des valeurs fondamentales de dignité humaine et de solidarité, partagées tant par les acteurs humanitaires, que les acteurs sociaux et citoyens.

En outre, parmi cette myriade d’acteurs impliqués dans la réponse aux besoins des migrants, les positionnements sont très contrastés et se clivent parfois, en particulier autour des positionnements et des relations entretenues avec les pouvoirs publics. Malgré les différences de mandat et d’approche opérationnelle, il serait souhaitable donc qu’à l’avenir de nouvelles relations de collaboration se développent entre associations et dynamiques citoyennes.

A plus long terme, ces difficultés peuvent aller à l’encontre de la cohésion sociale et des valeurs humanitaires défendues par les ONG européennes dans le monde entier.

Ce rapport du Groupe URD (Urgence Réhabilitation Développement) propose quelques pistes d’action pour améliorer l’aide aux migrants.

Lire le rapport


Les solidarités face aux flux migratoires : quelles marges de manoeuvre en France aujourd’hui ?
Un rapport de recherche de Valérie Léon, Groupe URD, janvier 2018

Évaluation du plan interministériel de lutte contre le racisme et l’antisémitisme 2015-2017

Synthèse

Par lettre du 3 août 2017, le Premier ministre a saisi conjointement l’inspection générale de l’administration (IGA) et l’inspection générale de l’administration de l’éducation nationale et de la recherche d’une mission d’évaluation du plan interministériel de lutte contre le racisme et l’antisémitisme (PILCRA) mis en oeuvre de 2015 à 2017, en les incitant « à suggérer les éventuelles pistes de progrès susceptibles de gouverner l’élaboration d’un nouveau plan » et « en particulier, à formuler des propositions visant à lutter plus efficacement contre la diffusion de messages de haine sur internet ».

La mission a mené ses travaux de mi-septembre à mi-décembre 2017. Elle a consulté les cabinets et les administrations centrales des ministères en charge ou concernés par les mesures du PILCRA. Elle a également rencontré les autres institutions publiques intéressées et les grandes associations mobilisées dans la lutte contre le racisme et l’antisémitisme. Un questionnaire a été adressé aux préfets et aux recteurs. Trois déplacements à Vaulx-en-Velin, dans les Bouches-du-Rhône et dans les Yvelines ont permis de mieux appréhender la déclinaison territoriale du plan, le rôle des associations locales, le partenariat avec les lieux de mémoire.

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Performance et bien-être des élèves issus de l’immigration. Comment se situent les différents pays ?

 

Le maintien de la cohésion sociale en présence de flux migratoires importants dépend de la capacité des sociétés à intégrer les immigrés. L’éducation peut aider ces derniers à acquérir des compétences et à contribuer à l’économie de leur pays d’accueil ; elle peut aussi favoriser leur bien-être socio-affectif et encourager leur motivation à participer à la vie sociale et civique de leur nouvelle communauté – et, ce faisant, faciliter leur intégration. Toutefois, veiller à ce que les élèves issus de l’immigration présentent de bons résultats sur le plan du bien-être représente un défi de taille, car nombre d’élèves immigrés ou d’origine mixte doivent surmonter à la fois les obstacles liés au changement de leur lieu de vie, au désavantage socio-économique, à la barrière de la langue et à la difficulté de se forger une nouvelle identité.

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Rapport n°82, 19 mars 2018, 8 pages, réalisé par Francesca Borgonovi, OCDE

De la discriminations aux attitudes protestataires ? Enquête dans les lycées populaires

Dans le cadre d’une vaste enquête réalisée auprès de 7 000 lycéens visant à mesurer leur degré d’adhésion à des thèses et pratiques radicales, l’INJEP participe plus spécifiquement au volet portant sur le sentiment d’injustice et de discrimination. Les résultats font apparaître un puissant désir de réussite de la part de lycéens déclarant pourtant subir de multiples injustices et discriminations. La forte adhésion des jeunes des quartiers populaires au modèle d’intégration, qui est censé garantir l’égalité des chances à chacun quelle que soit sa place sur le territoire français, peut toutefois engendrer de profondes frustrations en cas de défaillance de ce principe d’égalité.


Rapport de Laurent Lardeux, chargé d’études et de recherche, INJEP
Publié dans INJEP analyses & synthèses n°12, 4 pages, 13 avril 2018

Rendez-vous d'ACT

La Fabrique du Regard #3 : Figures de l’altérité

Cycle de conférences, Avril-Décembre 2018, Marseille, ACT-BMVR-MHM à suivre

Autres actualités

40 ans d’histoire de l’immigration

Emission d’Emmanuel Laurentin, 8 juin 2018, la Fabrique de l’histoire (France Culture) à suivre

COLLECTION AFRICA 2

Exposition - 14 juin au 21 juillet 2018 - du mardi au samedi de 14h à 18h30 – Atelier Galerie Polysémie (Marseille) à suivre

DOMO DE EUROPA HISTORIO EN EKZILO

Installation-Performance de Thomas Bellinck, du 16 juin au 30 juillet 2018, Mucem, Marseille à suivre

Rocé, aux origines de la recherche

Poétique politique, une histoire des chansons de luttes francophones (Radio Nova, 02/07/2018) à suivre

Ressources

Photographier, ethnographier et exposer dans la cité. Jeunes rugbywomen à Sarcelles à suivre
Le Parcour sup des filles à suivre
Les « Nord-Africains » dans la rénovation urbaine des années 1960 à suivre
L’histoire à l’école : enjeux à suivre
Marseille-Paris, les Belles de Mai à suivre

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