Imprimer la page

Formation : L’interculturel entre singularité et construction de l’universel. Usages et limites d’un concept.

Formation professionnelle - 25 février, 3 et 10 mars 2016, ACT, Marseille

« Le moi, devant autrui, est infiniment responsable. » — Emmanuel Levinas

Faut-il parler de « culture(s) » au singulier ou au pluriel ? Peut-on en parler comme si elles étaient statiques, neutres, immuables affectant l’identité des personnes, leur essence même de manière indiscutable ?
Peut-on en parler de manière isolée ? Une culture ne s’invente t-elle pas au contraire au quotidien tantôt dans le dialogue, tantôt dans la confrontation avec ce qui n’est pas elle ?
Peut-on évoquer les cultures sans évoquer les personnes qui les portent ? La culture n’est–elle pas d’abord vivante, habitée, liée aux histoires singulières, faites de raison et d’affectivité ? Liée à la capacité, à la volonté de produire du sens pour faire exister des projets autour de multiples formes de vivre ensemble.
Nous ne vivons pas seuls. Nous sommes en débat permanent avec notre / avec nos milieux successifs au fil de la journée, de la semaine, de l’année. Notre identité est donc complexe, animée par nos trajets de vie, nos normes.
Comment les cultures se transmettent-elles ? Quelle est la part de transmission familiale ? De l’école ? Des groupes d’appartenances ? Comment cela se vit et se traduit-il au sein d’une situation professionnelle ? Nos espaces de travail, du fait de cette complexité, sont souvent traversés par des tensions quand y prévalent des approches ethniques, religieuses, nationales. Comment faire pour que nos relations, nos projets professionnels soient porteurs de valeurs agissant contre toute forme d’essentialisation des rapports sociaux ? Comment construire des démarches interculturelles dynamiques et émancipatrices ?

Enjeux de la formation

ACT propose dans cette formation :

  • de comprendre les potentialités d’une démarche interculturelle ouverte
  • de réunir des outils théoriques et pratiques nous permettant de mieux comprendre les trajectoires des personnes qui habitent une culture / des cultures : ce qui les réunit, ce qui les singularise, ce qui discrimine certains ou tous dans tel ou tel quartier, cité, rue, ville etc.
  • de lire de manière critique des analyses de type ethnique, nationale, religieuse
  • de faire de la notion de culture(s) un levier pour mieux comprendre notre travail et le transformer.

Contenus

  • La culture comme expérience : culture professionnelle, familiale etc.
  • La culture comme concept : approche critique de la notion dans sa construction historique et sociale.
  • La culture comme clef de compréhension des notions de discrimination et d’altérité.
  • La culture comme espace de réflexion sur l’action publique et les métiers : place et rôle des institutions dans la reconnaissance et la valorisation des cultures (légitimes / « illégitimes »).

Objectifs

  • Identifier les mécanismes et repérer les enjeux d’une approche interculturelle
  • Construire une démarche interculturelle ouverte pour lutter contre les discriminations et les exclusions
  • Inscrire l’approche interculturelle dans une logique historique, socio-politique et anthropologique
  • Outiller les professionnels pour la construction de projets autour de l’approche interculturelle et des discriminations.

Public

ACT entend par cette formation soutenir les animateurs, formateurs, enseignants, éducateurs, travailleurs sociaux, professionnels des collectivités territoriales et tous ceux qui dans leurs activités professionnelles et/ou associatives veulent agir contre les discriminations existantes sur les terrains du travail, de l’éducation, de la culture, de la vie quotidienne, etc.

Durée

Trois jours.

Références

G. Noiriel, A. Sayad, E. Glissant, P. Chamoiseau, A. Césaire

 

Déclaration d’activité en tant que prestataire de formations
enregistrée auprès du préfet de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur
sous le numéro 93.13.15132.13. Cet enregistrement ne vaut pas agrément
de l’État.


-25 février 2016-