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Gouverner la ville avec des milieux « communautaires ». Construction et légitimation des « communautés » gagnantes dans l’espace public marseillais

Article de Cesare Mattina, revue Métropoles, décembre 2016

La célébration du melting-pot, du cosmopolitisme marseillais et de « communautés » coexistant de manière pacifique est devenue dans les années 1990 et 2000 un puissant véhicule de représentations sociales au travers des médias locaux, nationaux et étrangers, de la littérature, des musiques et des disciplines artistiques, des institutions politiques, du discours commun, ainsi que des sciences sociales. Selon ces discours, il y aurait donc à Marseille des « communautés » dont la construction sociale en tant qu’entités coexistant pacifiquement serait le corollaire naturel d’un supposé cosmopolitisme. Cette invention du cosmopolitisme marseillais et des « communautés » sous leur forme pacificatrice et consensuelle cache néanmoins le fait que les « communautés » ne sont pas toutes construites et légitimées de la même manière par les acteurs associatifs-communautaires, et ne reçoivent pas toutes les mêmes avantages ni la même reconnaissance de la part des autorités politico-institutionnelles.

Cesare Mattina est maître de conférences en sociologie
 au Laboratoire Méditerranéen de Sociologie (LAMES-CNRS)-Université Aix-Marseille.

Lire l’article en intégralité sur le site de la revue Métropoles


-3 janvier 2017-



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