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Le Massacre des Italiens

Représentation suivie d’un débat, Collectif Manifeste Rien, 6 novembre 2014, Lyon

 

Le peuple est-il « raciste » ? Comment combattre le fléau du racisme ? Quelle relation établir entre les discours républicains exaltant l’identité nationale et les comportements xénophobes ?

L’ouvrage de Gérard Noiriel (aux éditions Fayard) pose ses questions essentielles en analysant un événement historique refoulé dans la mémoire collective : Le 17 août 1893 a eu lieu à Aigues-Mortes (Gard) l’un des plus sanglants massacres d’immigrés de toute l’histoire contemporaine de France. Une centaine d’ouvriers italiens, venus travailler dans les salins, sont tués ou blessés. Les assassins, identifiés par les gendarmes, seront néanmoins tous acquittés par le jury populaire de la Cour d’assises...

Texte : Gérard Noiriel / Mise en scène : Jérémy Beschon / Comédienne : Virginie Aimone / Visuel : Jean-Battiste Couton & Jeremy Beschon/ Production Martine Derrier (Les Petits Ruisseaux)

Un opus des Emporte Pièces, avec le soutien de la Ville de Marseille

Le 6 novembre à 19 H aux Archives Municipales de Lyon

1 place des Archives
69002 Lyon

Représentation suivie d’un débat en présence de Gérard Noiriel dans le cadre de l’exposition Lyon l’Italienne


« Brecht plaidait pour des formes d’innovation théâtrale fondées sur la collaboration entre artistes et savants. Malheureusement, ce type d’expérience a été laissé en friche après sa mort, en raison de la séparation de nos milieux professionnels respectifs. Parmi les projets que j’ai impulsés en tant que président de l’association DAJA, ce spectacle sur le « massacre des Italiens », fruit d’un travail mené en commun avec le collectif Manifeste Rien , est celui qui mobilise le plus fortement le principe brechtien de la fable, comme forme dramaturgique permettant de transposer un problème historique en langage théâtral. Les philosophes et les psychologues ont confirmé récemment les intuitions géniales de Brecht à ce sujet. Raconter une histoire, c’est « mettre de l’ordre dans l’expérience » et donner une intelligibilité au réel. Grâce au récit, et grâce à sa mise en scène, on peut ainsi rendre accessible à tous, les aspects en apparence les plus abstraits et les plus compliqués de la grande Histoire. Le sens (ou le non sens) de l’histoire n’a plus besoin d’être dit, il suffit qu’il soit montré. » Gérard Noiriel

Retrouvez toutes les infos sur le site du Manifeste Rien.


-6 novembre 2014-