Les « métiers flous » de la coordination
Intervention de Bernard Bier, OZP, 28 novembre 2009, Paris
" Les lois de décentralisation puis la mise en place des politiques de « discrimination positive », suite aux rapports Dubedout (politique de la ville), Bonnemaison (prévention de la délinquance), Schwartz (insertion) et à l’installation des ZEP par A. Savary à l’aube des années 1980, ont changé le cadre de l’action publique et en conséquence les modalités de travail des professionnels.
Entre autres :
- l’Etat n’est plus le seul à incarner l’intérêt général, et d’autres acteurs ont une égale légitimité issue des urnes ;
- des politiques territorialisées (politiques d’Etat déclinées sur les territoires) et contractualisées se mettent en place ;
- d’où l’émergence de nouveaux termes dans le vocabulaire des politiques publiques : diagnostic, évaluation, projet (de territoire, de zone…), gouvernance… ;
- avec l’obligation de travailler en partenariat (autre terme nouveau) avec une grande diversité d’acteurs ;
- dans ce contexte le sens n’est pas (totalement) donné, mais se construit (partiellement) au local ;
- avec la nécessité de mettre en cohérence et de créer des synergies locales pour donner corps à la contractualisation. C’est la mission entre autres des coordonnateurs. "
Intervention en téléchargement sur le site de l’Observatoire des Zones Prioritaires (OZP)
Bernard BIER est chargé d’études et de recherche à l’INJEP et responsable éditorial de la collection Jeunesse/Education/Territoires : Cahiers de l’action
-28 janvier 2010-
Ecole et Territoires

