Imprimer la page

Pédagogies alternatives : écoles modernes, écoles d’élite ou écoles farfelues ?

Emission/article, Public Sénat, Mai 2017

Les pédagogies alternatives se développent au lendemain de la Première Guerre Mondiale pour former une nouvelle élite, un homme meilleur. Mais elles échouent à s’imposer. Aujourd’hui à la marge du système éducatif français, elles connaissent pourtant un regain d’intérêt certain. Entre attirance et mise au ban, les invités d’Un monde en docs éclairent la place de ces pédagogies un peu différentes dans un système éducatif très normalisé.

Montessori, Freinet, Steiner, Niell… Ces pédagogies aujourd’hui à la mode datent de l’entre-deux-guerres et depuis une centaine d’années, elles continuent d’exister dans la sphère éducative, sans avoir été adoptées par l’Éducation Nationale. Laurent Gutierrez, historien, spécialiste en sciences de l’éducation à l’Université de Rouen, confirme : « L’histoire du mouvement de l’éducation nouvelle nous apprend que ces pédagogies alternatives se sont essentiellement développées en périmètre de l’institution scolaire ». Il y a bien eu quelques tentatives pour imposer des pédagogies dites « actives » avec Jean Zay ou le plan Langevin-Wallon après la Deuxième Guerre Mondiale (par opposition aux pédagogies « passives » où l’élève reçoit la leçon dispensée par le professeur), « mais elles ont été fragiles et n’ont pas perduré ». Si elles ne sont pas devenues la norme, ces pédagogies n’ont pas pour autant disparues. Elles ont, d’une part, réussi à infuser dans le système classique, en influençant les méthodes utilisées par les professeurs, et d’autre part, elles continuent à exister dans le privé.

Lire la suite et voir l’émission Un Monde en Docs


-30 mai 2017-



Histoire de l’éducation