Imprimer la page

Pour en finir avec la fabrique des garçons

Sylvie Ayral et Yves Raibaud, MSHA, juin 2014


Si conventions et chartes pour l’égalité des sexes se multiplient depuis presque trente ans avec plus ou moins de bonheur, peut-être est-ce parce que les filles demeurent les publics-cibles privilégiés de la volonté émancipatrice institutionnelle. Notre système scolaire semble avoir bien du mal à penser, en complémentarité et même en priorité, l’évolution des garçons... Tant que des mécanismes de séparation et de hiérarchisation des sexes œuvreront au sein même de l’école, tant que les garçons se trouveront face à l’injonction paradoxale d’être dociles à l’institution tout en affirmant leur virilité, tant que nous resterons aveugles aux nouvelles formes d’entre-soi masculin, tant que l’école continuera à penser que tous les élèves sont hétérosexuels et conformes aux normes de genre, les choses auront du mal à évoluer...

Quels leviers peuvent permettre un changement, profitable aussi bien aux filles qu’aux garçons, dans une école plus égalitaire ? Une école émancipatrice ne devrait-elle pas être, avant tout, une école accueillante à toutes les variations des rôles de genre qui ne sauraient se résumer à la bicatégorisation fille-garçon ?

Pour en finir avec la fabrique des garçons - Volume 1 : À l’école
Sylvie Ayral, Yves Raibaud
MSHA, coll. Genres, Cultures, Sociétés
320 p., juin 2014
25 €

 

Ce deuxième volume applique la réflexion de la fabrique des garçons aux activités organisées en périphérie de l’école. Celles-ci participent fortement à la construction des identités sexuées et à leur bicatégorisation, alignée le plus souvent sur les stéréotypes de genre. Le sport apparaît comme un temple du masculin, présentant l’homme comme l’être le plus fort, même si la place des femmes, minoritaire, n’a cessé de progresser, en particulier au sein de pratiques ludosportives plus mixtes. Dans le monde de la culture, plus que jamais dominé par les hommes, les pratiques féminines sont importantes mais se heurtent à des plafonds de verre, dans un contexte de minorisation des activités spécifiquement féminines. Les vacances et les loisirs permettent parfois une plus grande fluctuation des rôles de genre, même si les activités proposées reproduisent le plus souvent les stéréotypes de genre et la hiérarchisation qui en découle.

Quel pourrait être le rôle du sport, de la culture et des loisirs dans le renouvellement d’une réflexion sur la mixité et la coéducation des filles et des garçons ?

Pour en finir avec la fabrique des garçons - Volume 2 : Loisirs, Sport, Culture
Sylvie Ayral, Yves Raibaud
MSHA, coll. Genres, Cultures, Sociétés
372 p., juin 2014
25 €

**

Sylvie Ayral est professeure agrégée et docteure en Sciences de l’éducation. Elle enseigne actuellement dans un lycée classé dispositif expérimental de réussite scolaire. Ses recherches portent sur la sociologie de l’adolescence, la construction de l’identité masculine et les violences de genre à l’école ainsi que sur les sanctions scolaires. Sa thèse La fabrique des garçons : sanctions et genre à l’école avait obtenu en 2010 le prix Le Monde de la recherche universitaire.

Yves Raibaud est géographe, maître de conférences HDR à l’Université Bordeaux-Montaigne où il est chargé de mission égalité femmes-hommes. Il est membre de l’UMR Adess du CNRS. Ses recherches portent sur la géographie du genre, les équipements destinés aux loisirs des jeunes, les cultures urbaines comme cultures masculines, la géographie de la musique.

Présentation sur le site de l’éditeur.


-13 novembre 2014-



Histoire de l’éducation








































































Discrimination / Inégalités



















































































































































































Femmes / Féminisme / Genre