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Saïd Bouamama : « Des Noirs, des Arabes et des musulmans sont partie prenante de la classe ouvrière »

Entretien, Ballast, mai 2018

Laïcité, foulard, islam, colonialité ou « race » : plus une semaine sans qu’il n’en soit question dans le débat public. Les libéraux et l’extrême droite montent sur les tables ; laissons-les s’égosiller. Les partisans de l’émancipation s’entredéchirent ; voilà qui nous importe.

Les tensions entre la tradition matérialiste européenne (socialiste, communiste ou anarchiste) et les mouvements anticolonialistes ne datent pas d’hier. Celles entre irréligieux et croyants non plus — Lénine énonçait déjà en 1909, en opposition à certains espaces révolutionnaires : « Un marxiste est forcément tenu de placer le succès du mouvement de grève au premier plan, de réagir résolument contre la division des ouvriers, dans cette lutte, entre athées et chrétiens. »

Pour en parler, nous retrouvons le sociologue Saïd Bouamama à Saint-Denis, cofondateur du Front uni des immigrations et des quartiers populaires (FUIQP) et ancien participant à la Marche pour l’égalité et contre le racisme. Pourquoi discuter d’alliances, comment les structurer et à quelles conditions ?

Lire l’entretien dans : Ballast, collectif de création politique


-4 juin 2018-



Histoire et mémoires