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Sous la haine de la pédagogie, celle de l’égalité

Laurence De Cock et Grégory Chambat, Questions de classe(s), 20 octobre 2016

En cette rentrée, le débat sur l’éducation est plus que jamais enkysté par les appels au retour à l’ordre moral, à l’autorité et à « l’identité nationale ». Mesures simplistes (port de l’uniforme ou salut au drapeau) et offensives idéologiques (sur le « roman national » ou contre l’enseignement des questions de genre) sont relayées en « une » des magazines ou dans des pamphlets hargneux livrant les prétendus « pédagogistes » à la vindicte populaire.

Sous des aspects plus ou moins folkloriques, c’est la nostalgie d’une école de la ségrégation sociale, du chacun à sa place et de l’entre-soi qui avance masquée. Car ces discours sur le « bon vieux temps » participent d’une offensive réactionnaire qui vise en réalité l’égalité et la démocratie, à l’école et au-delà.

Depuis trente ans, les déplorations sur le naufrage de l’école, annonciateur de l’effondrement de la « civilisation », sont à la fois le socle de la stratégie de reconquête de l’hégémonie culturelle par les droites extrêmes et l’assise idéologique d’un courant national-républicain.


Sous la haine de la pédagogie, celle de l’égalité
Tribune de Laurence De Cock (professeure d’histoire-géographie et docteure en sciences de l’éducation) et Grégory Chambat (enseignant)
Publiée sur LeMonde.fr le 20 octobre 2016
Disponible sur le site Questions de classe(s)


-2 novembre 2016-



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