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Rap’s not dead / On est encore là !

Dossier thématique et entretien avec Samuel Hayat, CQFD n°176, mai 2019


Rap’s not dead, par Cécile Kiefer & Emilien Bernard

Ce qu’on questionne dans les pages qui suivent, c’est d’abord notre rapport ambivalent à une culture pleine de paradoxes, à la fois plus vivante que jamais et muséifiée, sociale-traître et émancipatrice, capable de nous arracher aussi bien des soupirs exaspérés que des enthousiasmes primaires, de ceux qui te font hocher la tête comme un adolescent quand tu découvres un son qui tue. Et comme on clapote à Marseille, entre ciment et belle étoile, on connaît les pouvoirs magiques du rap en matière de réveil de l’apathie. Ici ont poussé les mauvaises herbes IAM et Fonky Family, jalons essentiels du rap hexagonal, engagés, remuants, dérangeants, agissants. Puis d’autres qui l’ont perpétué, frontalement, avec Keny Arkana en première ligne, môme star du coin qui ne refuse jamais un coup de main aux jeunes rappeurs de La Plaine ou de Noailles, qui a brocardé d’un flow rageur les magouilles des promoteurs gaudinés du coin (Marseille, capitale de la rupture) et a récemment produit un documentaire uppercut consacré à l’effondrement des immeubles rue d’Aubagne le 5 novembre dernier.


Nique le patriaRAPcat, par K. Pils

Rien d’un scoop : le sexisme et l’homophobie sont partout. Et le rap est très loin d’y échapper, ce que nous rappellent à longueur de journée des médias ravis de défourailler contre les banlieues. Alors plutôt que de ressasser des punchlines sexistes de rappeurs, on voudrait donner la parole à celles et ceux qui proposent un autre son de cloche.


« Quand le peuple se soulève, les dominants ne voient qu’une foule haineuse » entretien avec Samuel Hayat

Il y a les historiens de garde, qui s’agrippent à une vision rance du passé, grouillant de Gaulois belliqueux et de Mérovingiens bon teint, servant ainsi un pouvoir figé, conservateur. Et il y a ceux qui cherchent dans les chapitres précédents des possibilités émancipatrices, à même de nourrir les luttes sociales . Samuel Hayat est de ceux-là, lui qui a fourni sur les Gilets jaunes des textes bigrement éclairants . Spécialiste des révolutions du XIXe siècle, il trace ici quelques pistes d’analyse, entre passé brûlant et présent jaune.


Zineb Redouane, notre d(r)ame, par Clair Rivière

Le 1er décembre 2018 à Marseille, jour de manifestation, un policier a tiré une grenade lacrymogène sur une vieille dame qui fermait la fenêtre de son appartement au quatrième étage d’un immeuble de Noailles. Violemment atteinte au visage, elle est décédée le lendemain à l’hôpital. Sa fille Milfet se bat pour que justice soit faite et que cesse l’indécent déni politique autour des causes de sa mort.

Articles en ligne sur le site du mensuel CQFD

Sommaire complet du numéro 176

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