Émissions radiophoniques

Les oublié·e·s des Outre-mer

Emissions avec Audrey Célestine, Binge audio et Médiapart, avril 2019


Des milliers d’habitant·e·s des outre-mer, incité·e·s par l’Etat à quitter leurs familles et leurs foyers. C’est le résultat des actions du Bumidom, ou Bureau pour le développement des migrations dans les départements d’outre-mer, entre 1963 et 1981. Retour sur un chapitre méconnu de notre histoire, mais qui laisse encore des traces.

Audrey Célestine est maîtresse de conférence en sciences politiques à l’université de Lille, autrice de « Une famille française » (éditions Textuel, 2018). Jessica Oublié est autrice de la BD « Peyi An Nou » (éditions Steinkis, 2017)

Emission radio sur Binge Audio (21 minutes, avril 2019)

Emission vidéo sur Médiapart (44 minutes, juillet 2018)


Le plurilinguisme a l’école

Emission Ça manque pas d’r n°18, Kadécol / IFé, avril 2019


Alors qu’on considérait, il y a quelques dizaines d’années, que les langues régionales étaient un héritage du passé voué à disparaître, la circulaire du 12 avril 2017 précise qu’il est possible de suivre un enseignement bilingue français-langue régionale, et ce jusqu’au baccalauréat... C’est bien le signe que le plurilinguisme - c’est-à-dire la capacité pour individu d’utiliser différentes langues selon le contexte de communication - est plus que jamais à la mode. Pour le ministère de l’éducation nationale tout élève doit être capable de communiquer dans au moins deux langues vivantes à la fin du secondaire. Le plurilinguisme à l’école est vu à la fois comme un moyen d’ouvrir au monde, de construire la citoyenneté et d’être plus compétitif sur le marché de l’emploi. Nous nous intéressons à la réalité pédagogique derrière cette injonction au plurilinguisme.

Qu’est-ce que le plurilinguisme ? A quelles situations d’apprentissage cela renvoie ? Comment enseigne-t-on plusieurs langues à la fois ? Quels effets cela produit sur le développement l’enfant ? Et sur la construction de son identité ? Répondre à ces questions, c’est l’objectif aujourd’hui avec
Ça manque pas d’r. Nous accueillons deux invitées, chercheuses spécialistes du plurilinguisme à l’école : Nathalie Blanc et Cathy Cohen.

Ecoutez ou téléchargez l’émission (26 minutes) sur Kadécol, la WebRadio de l’Institut Français de l’Éducation

Pour aller plus loin, Kadécol propose les ressources suivantes :

  • Le site du séminaire ELSE qui réunit des acteurs de l’éducation bi-plurilingue
  • Le site DULALA qui propose de nombreuses ressources sur une éducation plurilingue et interculturelle
  • "Le langage oral en production chez les enfants bilingues : quels liens avec l’exposition ?" C. Cohen et A. Mazur-Palandre (2018)
  • "Les fleurs des langues" C. Hurtig-Delattre)
  • "Artefacts, supports et multimodalité, médiation aux apprentissages linguistiques à l’école : de la langue aux savoirs" N. Blanc (Enseigner les langues aux enfants en contexte scolaire, 2014)
  • "Les langues à l’école, les langues et l’école" C. Goï (Diversité, n°176, 2014)
  • "Portes ouvertes à l’école : accueillir l’enfant dans sa/ses langue/s" M-O. Maire-Sandoz, D-L Simon, P. Lambert (L’autre, cliniques, cultures et sociétés, vol.12, 2011)

La radicalité sous main de justice

Emission radiophonique,France Culture, Septembre 2018

Depuis les premiers attentats sur le sol français, et, plus particulièrement, dès 2015, les chercheurs se divisent sur le profil des radicalisés. 

D’où viennent-ils ? Quel est milieu social, leur cellule familiale ? Pourquoi s’engagent-ils ou se laissent-ils séduire par une idéologie mortifère ? S’agit-il d’une dérive religieuse ou d’une révolte politique ? 

Les interprétations sont multiples et les querelles nombreuses chez les divers analystes qui se manifestent depuis que l’islamisme radical est porté au cœur du débat public. Or pour que les analyses soient précise, la méthode même est à revoir, et beaucoup d’experts déplorent notamment un manque de données issues du terrain.

Ecouter l’émission sur :

https://www.franceculture.fr/emissions/la-grande-table-2eme-partie/la-radicalite-sous-main-de-justice

"Ecrire l’Histoire, c’est donner à comprendre la manière dont un peu de temps se plie dans l’espace" - Patrick Boucheron

Emission radiophonique, France Culture, 13 juillet 2018


"On doit refuser l’arrogance du présent. On a quelque chose à apprendre du passé, qui n’est pas seulement l’antonyme de notre modernité."

Patrick Boucheron est historien et auteur, et aussi un peu un performeur qui arpente désormais les scènes de théâtre pour partager sa discipline.

"Quand j’écris de l’Histoire, j’essaie de rendre sensible des récits d’espaces. Ce n’est pas se mettre devant un monument et l’expliquer, ce n’est pas une forme raffinée de tourisme : on essayait de trouver des itinéraires qui donnaient à comprendre la manière dont un peu de temps se plie dans l’espace. Au fond l’Histoire c’est ça, c’est de réaliser que ça a eu lieu."

Spécialiste de l’histoire des villes italiennes au Moyen Âge, il publie « Conjurer la peur », ouvrage sur les fresques du palais municipal de Sienne peintes par Lorenzetti au XIVe siècle, il coordonne entre autre deux ouvrages collectifs qui ont fait date : « Une histoire du monde au XVe siècle » et « Une histoire mondiale de la France » qui s’est attirée foudres et louanges. En 2015 il entre au Collège de France où il y assure la chaire "Histoire des pouvoirs en Europe occidentale du XIIIe au XVIe siècle".

Entrons dans l’œuvre de celui qui a dit "l’Histoire est une forme fatiguée du savoir".

"Pour moi, l’Histoire devait être ravivée, parce que la mode était de dire qu’il y avait eu, avant, un grand moment. Or les moments ne sont ni grands ni petits, ils sont ce qu’on en fait collectivement."

" J’ai eu la chance d’avoir des enseignants, Jean-Louis Biget notamment, qui voulaient nous délivrer, au sens propre du terme, nous sortir des livres. Nous montrer que l’Histoire c’est pas dans les livres, c’est aussi dans les lieux où elle se fait. Et pour la vivre, pour la saisir dans son intensité, il fallait sortir de chez soi. Je suis allé en Sicile, au Portugal..."

L’émission :

https://www.franceculture.fr/emissions/les-masterclasses/patrick-boucheron-ecrire-lhistoire-cest-donner-a-comprendre-la-maniere-dont-un-peu-de-temps-se-plie

Pour aller plus loin :

Sa biographie sur le site du Collège de France :

https://www.college-de-france.fr/site/patrick-boucheron/Biographie.htm

Ce que peut l’histoire : Leçon inaugurale de Patrick Boucheron au Collège de France (17 décembre 2015)

L’Histoire de France à l’heure de la mondialisation :
conférence de Patrick Boucheron donnée à l’université populaire
d’Arcueil (février 2018)

Patrick Boucheron invité du festival littéraire marseillais Oh
les beaux jours !
 

http://ohlesbeauxjours.fr/programme/les-invites/patrick-boucheron/

« Que peut l’histoire pour les villes ? Ne pas les encombrer. » Un
grand entretien avec Patrick Boucheron à lire sur le site du Forum
urbain de l’université de Bordeaux :

https://forumurbain.u-bordeaux.fr/files/FORUMURBAIN/CaMBo_11_grandentretien_Boucheron.pdf

Patrick Boucheron relit Édouard Glissant dans le cadre des Séances d’écoute proposées par Philippe Artières. A voir sur le site du Centre Pompidou :

https://www.centrepompidou.fr/cpv/resource/cy5zjLd/rbER56y

La leçon de vie des « jeunes de banlieue » : Frédéric Worms s’entretient avec Claire Marin, philosophe et écrivain.

Matières à penser avec Frédéric Worms . Emission radiophonique, France Culture, 15 juillet 2018

Qui apprend le plus à qui ? Il y a l’enseignante, Claire Marin, qui


raconte dans La relève quinze ans d’enseignement en « banlieue ». Mais il y a aussi la philosophe et l’écrivaine, Claire Marin toujours, qui raconte dans ce livre ce que lui ont appris, à elle, ses élèves. Ses élèves d’où vient la relève. Leur leçon qui rejoint toute son oeuvre, toute sa philosophie de la vie, de la maladie et du soin. Que lui ont-ils appris donc ? Comment l’ont-ils surprise donc, chaque matin et chaque jour, à la sortie du RER quand celui-ci voulait bien arriver ? Cela va dans les deux sens. Plus de ressources qu’on ne pourrait croire : « on ne sait pas ce dont un élève est capable » pour s’en sortir. Mais aussi tous les maux de la vie qui les entourent : « le malaise est plus profond ». Profond parallèle avec la médecine : l’enseignant ou le médecin ne sont pas face à des élèves ou des patients idéaux, mais réels, compliqués, souffrants, mais aussi agissants et vivants. Elle ne se fera pas toute seule, mais elle est possible et il faut l’accompagner et la soutenir : la relève.

« Ce qui me semblait important avec ce livre c’était de déconstruire toutes les représentations simplificatrices que j’entendais à chaque fois que je disais "j’enseigne en banlieue" ou "j’enseigne à Cergy". Claire Marin »

« On ne sait pas ce dont est capable un élève. Il y a toujours la possibilité que surgisse au travers de la relation avec un élève des problèmes, des difficultés mais aussi des espoirs, des projets auxquels on n’avait pas pensé. C’est valable dans le pire comme dans le meilleur et ça reste très surprenant même après plusieurs années d’enseignement de voir à quel point un élève peut nous surprendre. »

L’émission :

https://www.franceculture.fr/emissions/matieres-a-penser-avec-frederic-worms/la-lecon-de-vie-des-jeunes-de-banlieue-0

 

 

Kaoutar Harchi, sociologue de la littérature

Emission Radiophonique, France Inter, juillet 2018

La sociologue, et romancière, Kaoutar Harchi travaille sur les arts et la culture. Elle interroge les rapports entre la langue et la nation, et pointe l’ambivalence avec laquelle la communauté littéraire reconnaît les écrivains francophones. Suffit-il d’écrire en français pour être reconnu comme un écrivain français ?

Qu’est ce qui sépare "le français" du "francophone" dans la communauté littéraire française ?

Kaoutar Harchi est docteure en sociologie à l’Université Sorbonne nouvelle, rattachée au Cerlis (Centre de Recherche sur les Liens Sociaux). Egalement enseignante à Sciences Po en sociologie des arts et de la culture et chercheuse post-doctorante au département de recherche du musée du Quai Branly. Auteur de Je n’ai qu’une langue, ce n’est pas la mienne paru en 2016 (éditions Pauvert), d’après sa thèse de sociologie. Dirigée par Bruno Péquignot à l’université Sorbonne Nouvelle, cette dernière portait sur les conditions et modalités de reconnaissance littéraire des écrivains étrangers de langue française, en France, à partir du cas algérien (1945-2015). 

 Assia Djebar, Kateb Yacine, Rachid Boudjedra, Boualem Sansal et Kamel Daoud : Kaoutar Harchi dénonce les résidus coloniaux qui persistent dans l’acceptation de ces écrivains au sein de la communauté littéraire française.

Elle prépare aujourd’hui un récit à partir d’enquêtes menées dans des maisons d’arrêt du Nord de la France sur la question de la lecture et de l’écriture en prison.

Ecouter l’émission sur :
https://www.franceinter.fr/emissions/les-savantes/les-savantes-28-juillet-2018


Les mobilisations, on en est où ?

Emissions radio avec Danièle Tartakowsky et Marie-Jo Bonnet, Binge Audio, juillet 2019


Gilets jaunes, grève des femmes pour l’égalité en Suisse, conflits sociaux à l’hôpital ou à la SNCF… L’année 2019 a été plutôt chargée en mobilisations, toutes riches de nombreuses questions sur nos systèmes politiques et médiatiques, et sur nos sociétés en crises. Questions qui restent majoritairement sans réponses, d’où les nombreux épisodes de Programme B à ce sujet, et cet entretien qui vise à refaire le chemin de nos réflexions de la saison passée.

Thomas Rozec reçoit Danièle Tartakowsky, spécialiste des mouvements sociaux et ancienne présidente de l’Université Paris-8.

Emission en ligne sur Binge Audio


Parité en politique, égalité des salaires, droit à l’avortement, mouvement de libération de la parole des femmes… Les luttes féministes ne faiblissent pas, et ont connu un regain d’attention médiatique cette année. Pour cette raison, mais aussi parce qu’elles incarnent des valeurs qui tiennent à coeur à la rédaction de Binge Audio, elles ont été le sujet de plusieurs épisodes de Programme B, d’où l’envie de remonter le fil de ces nombreuses actualités et de les remettre en perspective avec cet entretien.

Thomas Rozec rencontre Marie-Jo Bonnet, historienne et militante féministe.

Emission en ligne sur Binge Audio

Un McDo à défendre ?!

Emission LES PIEDS SUR TERRE par Sonia Kronlund, France Culture, 17/09/2018

Situé au cœur des quartiers Nord de Marseille, ce fast-food devait fermer ses portes pour laisser la place à un restaurant asiatique halal. Ses salariés, les habitants des cités environnantes et même des militants d’Attac racontent pourquoi ils se sont battus contre la fermeture du McDo.

https://www.franceculture.fr/emissions/les-pieds-sur-terre/un-mcdo-a-defendre

Thelma et Louise : Femmes des quartiers populaires

Emission radiophonique, Radio Campus Paris, 15 mai 2018

 

Pour le 33ème épisode de Thelma et Louise, nous avons le plaisir de recevoir Nassira El Moaddem, journaliste et directrice du Bondy Blog. Elle dirige le Bondy Blog depuis maintenant un an et demi, un journal en ligne dont le but est de faire émerger une parole différente sur les quartiers populaires afin de lutter contre la stigmatisation dans les médias

Pourquoi les femmes issues des quartiers populaires ont-elles plus de mal à s’insérer sur le marché du travail ? Quelles difficultés supplémentaires rencontrent-elles au quotidien ? Et surtout pourquoi souffrent-elles d’une stigmatisation incessante dans les médias ? Nassira El Moaddem nous livre son analyse. 

https://www.radiocampusparis.org/thelma-et-louise-femmes-des-quartiers-populaires-15-05-2018/

Justice pour toutes. La police et la justice face aux violences faites aux femmes

Documentaire sonore de Charlotte Bienaimé, 56 minutes, Arte Radio

Un an après l’affaire Weinstein et le mouvement Me too, Un podcast à soi explore le traitement policier et judiciaire des violences faites aux femmes, et les moyens de l’améliorer. Comment sont prises en charge les femmes victimes de violence ? Dans les commissariats, les gendarmeries, les tribunaux ? Que leur dit-on ? Comment rend-on justice ? Pourquoi les femmes ont préféré l’écran d’ordinateur au bureau d’un juge ? Et n’avaient-elles pas déjà parlé avant ? 


Avec les témoignages de victimes de violences confrontées à l’indifférence policière et judiciaire, ainsi que des chercheuses et activistes qui élaborent une critique féministe du droit. En travaillant sur la notion de consentement, la définition du viol, la déqualification des crimes sexuels, la négation de la violence, elles donnent des pistes pour faire changer les lois et les comportements.

Avec :
- Jocelyne et Marie
- Maryline Baldeck, déléguée générale de l’Association européenne contre les Violences Faites aux Femmes au Travail
- Muriel Salmona, psychiatre, présidente de l’association Mémoire Traumatique
- Diane Roman, Juriste

https://www.arteradio.com/son/61660303/un_podcast_soi_ndeg11_justice_pour_toutes

Les femmes sont-elles des hommes comme les autres ? Féminin / Masculin : mythes et idéologies de la préhistoire aux jouets

Documentaire sonore de Charlotte Bienaimé, 64 minutes, Arte Radio


 « On ne naît pas femme, on le devient » ... « Oui, d’accord Simone, mais il ne faut pas être extrémiste, les hormones sont importantes, non ? Les femmes ont moins de muscles. Et surtout, elles mettent les enfants au monde. Et puis, à la Préhistoire, elles restaient dans la grotte avec les petits. Les femmes et les hommes sont différents ».

Nous entendons souvent ces phrases lors d’un dîner en famille, ou entre amis, pour clore le débat et légitimer les inégalités entre les hommes et les femmes. Souvent, nous sommes à court d’arguments. Pour y remédier, cet épisode tente de déconstruire les mythes anthropologiques, historiques et scientifiques profondément ancrés en nous, qui alimentent les stéréotypes de genre.

Avec :
- Muriel Salle : historienne, maîtresse de conférences à l’Université Claude Bernard de Lyon. Auteure de « Femmes et santé, encore une affaire d’hommes ? ». 
- Clémentine Vignal : professeure à Sorbonne Université, elle enseigne la biologie. Ses recherches au sein de l’Institut d’Ecologie et de Sciences de l’Environnement de Paris portent sur le comportement animal, en particulier les communications sonores entre femelles et mâles chez les oiseaux. Elle a participé à plusieurs travaux de recherche interdisciplinaires sur la différence entre les sexes.
- Claudine Cohen : philosophe et historienne des sciences, directrice d’études à l’EHESS. Auteure de « Femmes de la préhistoire », Belin 2016. 
- Les salariées de la crêche « Les petites canailloux » à Lagardelle-sur-Lèze.
- Doriane Meurant, du projet Egalicrêche de l’association Artemisia. 
- Agathe Boulanin et les élèves de l’école de la Sibelle, dans le 14ème arrondissement de Paris. Leurs productions pour le concours Buzzons contre le sexisme : #Chaperon, A la place de l’autre.

https://www.arteradio.com/son/61660501/un_podcast_soi_ndeg12_les_femmes_sont_elles_des_hommes_comme_les_autres

"Je redonne la voix à ces artistes qui n’étaient destinés qu’à chuchoter"

Emission avec Rocé, France culture, janvier 2019

https://www.franceculture.fr/emissions/par-les-temps-qui-courent/roce

Nous recevons le rappeur pour la sortie du disque "Par les Damné.e.s de la terre, des voix de lutte 1969-1988", chez Hors Cadres. Il s’agit d’une compilation de musiques francophones engagées, accompagnée d’un livret incluant les textes inédits des historiens Naïma Yahi et Amzat Boukari-Yabara.

Le projet de Rocé répond au besoin de donner, ou redonner la voix aux nouvelles générations. Il offre une autre histoire de la musique francophone et cristallise une époque où les luttes engendraient des fraternités.

Ce projet était une manière de chercher nos aînés. J’apprécie ces artistes qui ne font pas partie de la musique française et qui pourtant, font de la musique en français.

C’est le rap qui m’a ouvert à la lecture et à l’écriture. Et c’est en lisant des auteurs décoloniaux que je me suis demandé quelle serait la bande-son.

Si l’histoire des luttes n’est pas racontée, on n’a pas de mode d’emploi. Il y a eu une époque, où il y a eu une fraternité de lutte qui s’est effritée peu à peu.

Mon projet est mis à disposition, il faut que les gens s’en emparent, c’est un outil, un projet de patrimoine. Aujourd’hui, il n’y a pas de projet de société qui aide à l’épanouissement du peuple.

Antisionisme = antisémitisme ? Un amalgame hypocrite et dangereux

Entretien avec Dominique Vidal, Là-bas si j’y suis, février 2018 et 2019


Violences, insultes imbéciles, actes antisémites, l’émotion générale est pour certains une occasion de faire accepter l’amalgame entre critique du sionisme et antisémitisme. Le sionisme est une doctrine politique qui, tout comme le gaullisme, le communisme ou le macronisme, s’expose aux débats et aux critiques. Faire l’amalgame avec une des pires formes du racisme est une hypocrisie qui revient à banaliser l’antisémitisme.

Pour comprendre, nous vous proposons de retrouver l’émission de l’an dernier avec Dominique Vidal, journaliste et historien.

Suite à la récente médiatisation d’actes antisémites, Dominique Vidal a publié l’article « Contre l’antisémitisme, avec intransigeance et sang-froid » sur son blog hébergé par Mediapart en février 2019.

Du pain et des roses. Féminisme et luttes sociales

Documentaire sonore de Charlotte Bienaimé, ARTE Radio, mars 2019


Depuis le début du mouvement des gilets jaunes, les femmes se mobilisent en nombre. Elles bloquent les ronds points, participent aux barrages, allument les feux. Elles créent aussi des groupes non mixtes, pour partager leurs expériences communes et manifester entre femmes. Elles sont travailleuses précaires, salariées dans le secteur du soin ou du nettoyage, commerçantes retraités, mères célibataires ou travaillant au foyer. Elles habitent les zones rurales, les centres villes ou les banlieues. Elles se mobilisent parce qu’elles représentent 70% des travailleurs pauvres et qu’elles ont toujours pris part à toutes les formes de résistances, partout dans le monde.
A travers leurs témoignages, cet épisode propose d’interroger la valeur du travail, gratuit et salarié, et de penser l’articulation entre féminisme, lutte des classes et luttes antiracistes.

Podcast à écouter sur Arte radio avec :

  • Les femmes gilets jaunes à Boulogne sur mer, Amiens et Paris.
  • Fanny Gallot, historienne
  • Christelle Avril, sociologue
  • Nacira Guénif Souilamas, sociologue

L’intégralité de la série (16 émissions à ce jour) est disponible ici


Heureuse comme une arabe en France

Série documentaire de Adila Bennedjaï-Zou, France Culture, mai 2019


Heureuse comme une arabe en France (1/4) : Les pionnières

Elle nous disait toujours : "mes petites, vous êtes des sauvages, chez nous, c’est le paradis". Alors je rêvais de connaître la France.

Avec : Atika Zou, comptable à la retraite ; Christelle Taraud, historienne ; Aziza, aide-soignante à la retraite ; Shéhérazade, danseuse de cabaret à la retraite ; Leïla Sebbar, écrivaine.

Heureuse comme une arabe en France (2/4) : Les marcheuses

Etre dans le mouvement beur c’était un passage obligé que je ne remettrais jamais en cause mais qui, si je devais le refaire aujourd’hui, je ne le referai pas.

Avec : Hadria, femme au foyer ; Naïma Yahi, historienne ; Samia Messaoudi, journaliste radio ; Farida Belghoul, enseignante et militante politique ; Farida Khelfa, mannequin et réalisatrice ; Pascal Blanchard, historien et éditeur

Heureuse comme une arabe en France (3/4) : Les ambitieuses

"Je ne veux pas être péjoratif mais les Africaines noires dénudées valent beaucoup moins cher que les maghrébines dénudées"

Avec : Nacira Guénif, sociologue ; Marie Dasylva, coach ; Olivier Auger, collectionneur ; Alexandre Dupouy, collectionneur ; Amal Bentounsi, commerçante ; Houria Bouteldja, militante politique

Heureuse comme une arabe en France (4/4) : Les inventeuses

Heidi l’amazone, au croisement entre Ursula Andress et ta tante Khadija. Elle a lancé son business de leben bio vegan halal, distribué dans tous les biocoop de France et d’Algérie"

Avec : Fatima Khemilat, chercheuse en sciences politiques ; Mehammed Mack, sociologue ; Lisa Bouteldja, instagrammeuse ; Liza, étudiante ; Leyla, étudiante ; Amina, ingénieur

Pourquoi migrer ?

Série de 13 cours avec François Héran, France Culture - Collège de France, mars-avril 2019


François Héran, titulaire de la chaire « Migrations et sociétés » au Collège de France, propose dans le cadre de son enseignement et de ses recherches de « rétablir les ordres de grandeur du phénomène migratoire », fait de société, souvent malmené et déformé dans les débats quotidiens.

Dans la série de cours qu’il a donnés au début de l’année 2019, il s’est donné comme programme de questionner et d’analyser les "facteurs déterminants des migrations".

Emissions en ligne (13 x 59 minutes) sur France Culture

Programme complet :

1 : Introduction
Comment se répartissent les migrations dans le monde ? Comment les migrations de proximité priment-elles, notamment dans l’Afrique subsaharienne ? Comment...

2 : Données démographiques et flux migratoire
Comment a évolué notre représentation des flux migratoires ? Comment se répartissent les titres de...

3 : Pourquoi les théories de la migration ?
Qu’est-ce qui pousse à migrer ? Quelles sont les théories de la migration ? Comment les chercheurs en sont-ils...

4 : La nouvelle économie de la migration et l’indicateur de migration potentielle
Quelles sont les théories de la migration et quelle a été l’approche interdisciplinaire sur ce grand fait de société ...

5 : Expatriés et migrants
Pourquoi migrer ? Que gagne-t-on, que perd-on à migrer ? Comment peuvent s’imbriquer les motivations...

6 : La théorie de la segmentation du travail
A quoi les individus sont-ils sensibles pour migrer ? Les migrants sous-estiment-ils le coût de la migration..

7 : Transmigrants et ville-mondes
Qu’est-ce qu’un transmigrant ? Comment la question du trans-nationalisme entre-t-elle dans les théories de la migration qu’analyse ...

8 : Migration et capital social
Comment le démographe Douglas Massey, qui a lu Pierre Bourdieu, met-il en oeuvre le capital social, dans le cadre de son observatoire de la migration mexicaine ?...

9 : Migration et capital social (suite)
"Qu’est-ce que le capital social et quelles questions pose cette notion aux chercheurs des sciences sociales" ? Qu’est ce que...

10 : Comment les migrations peuvent-elles interagir avec la mobilité sociale ?
Quelle est la force des liens faibles dans la théorie du capital social ? Comment cette théorie du capital social intervient-elle dans l’analyse des ressorts...

11 : Qu’est-ce que la théorie de la causalité cumulative ?
Comment le projet migratoire peut-il être souvent un projet familial ? Comment la migration peut-elle devenir une étape obligée dans la vie des jeunes...

12 : Que pouvons-nous apprendre des migrations mexicaines observées par Douglas Massey ?
Qu’est-ce qui pousse à migrer du Mexique aux Etats-Unis ? Pourquoi migre-t-on et pourquoi ne migre-t-on pas ? Quels sont alors les facteurs les plus agissants...

13 : Premier ensemble de conclusions théoriques et pratiques
Comment les femmes sont-elles arrivées à constituer leurs propres réseaux pour migrer ? Comment expliquer que le niveau d’éducation joue encore un rôle...


Pourquoi Marseille s’effondre-t-il ?

Série de cinq émissions radio, Spla$h / Nouvelles écoutes, juillet 2019


5 novembre 2018, Marseille.Il est 9 h du matin quand deux immeubles vétustes de la rue d’Aubagne, dans le quartier populaire de Noailles, s’effondrent. Huit personnes décèdent dans la catastrophe.

Depuis, 3 000 personnes ont été délogées par la municipalité et relogées provisoirement dans des hôtels de la ville. Cette histoire n’a rien de singulier. A Marseille, 100 000 personnes vivent dans des logements insalubres, selon un rapport commandé par le ministère du logement et publié en 2015.

Cinq mois après, aucune solution durable n’a été trouvée par la mairie pour reloger les personnes évacuées en novembre dernier. Mairie, collectivités locales, et propriétaires privées se renvoient la balle. En réaction, les victimes se sont rassemblées en deux associations, Un centre-ville pour tous et le collectif 5 novembre Noailles en colère. Elles dénoncent la gentrification de la ville, l’inaction de la mairie, et l’impunité des marchands de sommeil.

Dans cette enquête en 5 épisodes, Etienne Tabbagh part à la rencontre des protagonistes de ce drame urbain et analyse la politique de logement de la deuxième ville de France.

Avec la participation de Khadidja, évacuée de son appartement situé dans un immeuble déclaré en péril imminent, Zania, militante pour le droit au logement, Fatih Bouaroua, ancien directeur régional de la Fondation Abbé Pierre, membre du ’collectif 5 Novembre ’, Christian Nicol, ancien directeur général de l’agence nationale pour l’amélioration de l’habitat, et auteur d’un rapport commandé par le préfet en 2015, David Coquille, journaliste pour le quotidien la Marseillaise, Yankel Fijalkow, sociologue spécialiste du logement, Emmanuel Patris, ancien directeur adjoint du département renouvellement urbain à la Soleam, Benoît Gilles journaliste à Marsactu, Michel Peraldi, sociologue et anthropologue, Margot Bergerand, sociologue, Patrick Lacoste, ancien fonctionnaire d’Etat et cofondateur de l’association ‘Un centre-ville pour tous’.

Série avec les liens vers les sources documentaires

Site de l’émission sur la plateforme Nouvelles écoutes

Spla$h est une émission d’Etienne Tabbagh produite par Nouvelles Écoutes, écrite et présentée par Etienne Tabbagh. Cette série d’été est réalisée par Marine Raut. Mixée par Laurie Galligani.

Appropriation culturelle, le racisme l’air de rien

Emission radio avec Maboula Soumahoro, Binge audio, septembre 2019


Porter du wax, twerker en soirée, manger des sushis… L’héritage culturel des racisés·e·s se retrouve régulièrement dans les tendances mode, les inspirations musicales, les influences culinaires. Mais célébrer les caractéristiques de cultures dévalorisées n’est jamais neutre, et vire souvent à l’accaparement sans gène, sans compréhension et sans compensation.

Quelle est la frontière entre l’emprunt et l’appropriation ? À qui reviennent les bénéfices de ce métissage ? Pour cette deuxième saison, Kiffe ta race se penche sur l’appropriation culturelle, à commencer par sa définition avec pour invitée Maboula Soumahoro, civilisationniste et maîtresse de conférence à l’Université de Tours.

Emission de 41 mn à écouter ou podcast sur Binge audio

RÉFÉRENCES CITÉES DANS L’ÉMISSION
« Le triangle et l’Hexagone » ouvrage de Maboula Soumahoro à paraître en février 2020 aux Éditions de la Découverte.

CRÉDITS
Kiffe ta race est un podcast de Rokhaya Diallo et Grace Ly produit par Binge Audio. Réalisation : Quentin Bresson. Générique : Shkyd. Chargée de production : Fatima Bahhou. Chargée d’édition : Camille Regache. Identité graphique : Manon Louvard (Upian). Direction des programmes : Joël Ronez. Direction de la rédaction : David Carzon. Direction générale : Gabrielle Boeri-Charles.

La diversité et les scènes françaises

Série documentaire de Stéphane Bonnefoi et Anna Szmuc, France culture, octobre 2019

 

Le cinéma et le théâtre français peine à refléter la diversité culturelle française et la pluralité de ses voix. Blanc, bourgeois, parisien, le cinéma français ne s’ouvre aux "minorités" que pour les enfermer dans des stéréotypes où les rôles de composition n’existent pas ou presque....

Quelles sont les raisons de cet entre-soi ? Simplement un problème structurel ? Comment y remédier ? Le cinéma français est-il réellement sur la voir du changement ?

Une série en quatre épisodes de 55 minutes sur France Culture :


Carte blanche. L’État contre les étrangers

Émission radio avec Karine Parrot, LOLF, 23 octobre 2019


Cette semaine, dans Les Oreilles loin du front, nous avons le plaisir de recevoir Karine Parrot, professeure de droit à l’Université de Cergy-Pontoise et membre du GISTI (Groupe d’information et de soutien des immigré•es), qui vient discuter avec nous de son ouvrage publié aux éditions La Fabrique.

Nous parlerons nationalité, lois migratoires, Dublin, Schengen, Europe… en essayant de comprendre le système mis en place par l’État français contre les étrangers.

Emission sur le site de la radio

Présentation et revue de presse sur le site de l’éditeur

L’autrice sera le 12 décembre 2019 à Marseille à la librairie Manifesten à 19h30 pour y présenter son ouvrage.

« Il n’y a pas de crise de la masculinité »

Entretien avec Victoire Tuaillon, livre et série de podcasts, octobre 2019


Après avoir lu Virginie Despentes à 16 ans, Victoie Tuaillon qu’elle ne laisserait pas les hommes « entre couilles » et que s’ils voulaient « poser leurs couilles sur la table », ce serait à une table de discussion, voire de dissection. Quinze ans plus tard, dans un podcast qui se nomme justement « Les Couilles sur la table », la journaliste invite des chercheurs et des chercheuses à s’interroger sur les masculinités, pour le plus grand plaisir de ses 500 000 « auditeurices » mensuels, comme elle les appelle par souci d’inclusivité.

Que veut dire parler comme un homme ? Existe-t-il une vraie nature du mâle ? Qu’est-ce qu’être un homme asiatique, noir ou en milieu rural ? Après 50 épisodes et un livre (qui sort le 30 octobre 2019), Victoire Tuaillon a prouvé que le sujet est une inépuisable source de réflexion, trop souvent négligée, et surtout par les hommes.

Entretien dans le journal Le Temps

Série de podcasts sur Binge Audio

Précommande du livre sur Ulule


Les enfants migrants, quelles questions éducatives ?

Emission radiophonique, France Culture, novembre 2019


Alors que le gouvernement a lancé une refonte des lois sur l’immigration, l’émission Être et savoir s’intéresse aux enfants migrants, à leur accueil et à leur scolarisation, à leur parcours.

Parmi les migrants, se trouvent des enfants avec leurs parents et aussi des mineurs non accompagnés, tous en âge d’aller à l’école. La scolarisation est, au regard des la législation française et de la CIDE (la convention internationale des droits de l’enfant, qui fête ses 30 ans cette année), un droit pour chaque enfant.

Mais les questions d’apprentissage et d’adaptation posées par leur arrivée dans les écoles se posent-elles de manière différente que pour les précédentes générations ? Comment répondre aux interrogations des enfants sur ces nouveaux arrivants et leurs conditions de vie, sur les migrations ? Il est notable qu’un nombre croissant de publications destinées à la jeunesse se sont emparés de ce thème.

Enfin, nous voulons dans ce numéro parler des parcours migratoires enfantins et adolescents, c’est-à-dire à un moment où l’individu grandit et s’éduque. Ces destins sont racontés à travers des travaux de recherches, des documentaires mais également par la création littéraire et la fiction.

Emission en ligne et podcast sur France Culture

Avec :

  • Gwenaëlle Boulet, rédactrice en chef du magazine Astrapi et auteure, notamment du récit Les trois étoiles (J’aime Lire de décembre 2016, Bayard édition).
  • Marco Brighenti, professeur d’Histoire-géographie et formateur Casnav (centres académiques pour la scolarisation des élèves allophones nouvellement arrivés - EANA) dans le département de l’Essonne.
  • Olivier Peyroux, sociologue spécialiste des migrations et de la traite des êtres humains, cofondateur de l’association Trajectoires, auteur de Délinquants et victimes : la traite des enfants d’Europe de l’Est (Edition Non Lieu, 2013), co-auteur de l’étude UNICEF Ni sains ni saufs, enquête sur les enfants non accompagnés dans le Nord de la France (2016).
  • Marie Cosnay, professeur de Lettres classiques, traductrice de textes anciens, activiste et auteure, notamment de Voir venir : écrire l’hospitalité avec Matthieu Potte-Bonneville (Stock, 2019).

Police, violence, une histoire commune


Si les violences policières ont refait surface dans l’actualité lors des répressions des manifestations de Gilets jaunes, le rapport conflictuel et violent avec les forces de l’ordre est dénoncé depuis des décennies par les habitant.e.s des quartiers populaires.

L’omniprésence policière dans les quartiers, le traitement différencié des jeunes issus de l’immigration… le collectif « Urgence, notre police assassine » les dénonce depuis longtemps. Amal Bentounsi en est la porte-parole, elle est également la fondatrice de l’Observatoire national des pratiques des violences policières. Celle dont le frère a perdu la vie en 2012 sous les balles d’un policier, est l’invitée de Rokhaya Diallo et Grace Ly. Elle raconte son parcours individuel, comment elle s’est mis au droit « malgré elle », et en quoi son histoire individuelle éclaire une histoire de la violence policière. 


Lien vers l’écoute.

CRÉDITS
Kiffe ta race est un podcast de Binge Audio animé par Rokhaya Diallo et Grace Ly. Réalisation : Mathieu Thévenon. Générique : Shkyd. Chargée de production et d’édition : Camille Regache. Identité graphique : Manon Louvard (Upian). Direction des programmes : Joël Ronez. Direction de la rédaction : David Carzon. Direction générale : Gabrielle Boeri-Charles.

Podcast - Les Odyssées sur France Inter

Enfants de 7 à 12 ans


France Inter invite les enfants de 7 à 12 ans à se plonger dans les aventures des grandes figures de l’histoire. 

Quelques exemples à retrouver en ligne :

La suite des aventures de Marco Polo

Alexandre Jacob : cambrioleur et justicier

Nancy Wake, une résistante au service de la France

L’incroyable destin d’Aliénor d’Aquitaine

Et plus encore en suivant le lien.

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