Mardi 27 janvier 2026 à 18h – auditorium du Musée d’Histoire de Marseille
Par Michel Tuchscherer, professeur émérite en histoire, Aix Marseille Université CNRS, IREMAM, Aix-en-Provence et Jean-Pierre Blanc, Fondation Malongo
Café Moka et Coffea arabica, deux expressions relatives au café qui renvoient au Yémen. La première, dans le sens de café d’excellence, nous renvoie aux temps où les Européens venaient s’approvisionner en café dans le port de Moka. La seconde est tirée de la nomenclature des plantes établie par le naturaliste suédois Linné. Il attribua au genre coffea l’attribut arabica. Il consacrait ainsi le fait encore actuel que presque tous les caféiers au monde de l’espèce arabica sont originaires du Yémen. Pendant longtemps le pays détenait un quasi-monopole de la production. Si aujourd’hui il n’occupe plus qu’une position extrêmement marginale parmi les producteurs de café, une opportunité semble se dessiner avec l’engouement d’une partie des consommateurs pour les cafés d’origine. L’entreprise Malongo, qui propose des cafés de terroir et pratique le commerce équitable, vient d’établir des contacts avec une coopérative de produtrices yéménites de café.

